Des cas de torture dans les prisons ukrainiennes

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Le CPT évoque des cas rapportés de «passages à tabac, de sodomie avec matraque et l'usage de camisoles de force (sur des détenus), de strangulation de l'abdomen avec une corde au point de faire déféquer des prisonniers».

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse
STRASBOURG

Usage de camisoles de force, sodomies, strangulations: le Comité contre la torture du Conseil de l'Europe évoque un «nombre considérables» de cas rapportés de mauvais traitements ou de torture de prisonniers en Ukraine, dans un rapport publié mardi.

Dans son rapport, le Comité fait état de «découvertes très préoccupantes», après sa visite en septembre dernier de deux prisons ukrainiennes de la région de Kharkiv, les colonies numéros 25 et 100, et publie ses observations préliminaires tirées de sa visite.

Le CPT évoque des cas rapportés de «passages à tabac, de sodomie avec matraque et l'usage de camisoles de force (sur des détenus), de strangulation de l'abdomen avec une corde au point de faire déféquer des prisonniers».

Ces observations ont été rendues publiques sur le site internet du CPT avec l'accord du gouvernement de Kiev.

Dans l'un de ces deux centres - la colonie 25 -, la délégation dit avoir reçu «un nombre considérable d'allégations de mauvais traitements physiques graves et/ou de torture de prisonniers par des officiers de prison».

«Bien que les cas de torture n'ont pas semblé (être) répandus, la délégation a eu la claire impression que les deux établissements étaient gérés en s'appuyant sur un système d'intimidation et de violence», explique le Comité.

«La délégation a été frappée par l'atmosphère de crainte générale» qui régnait dans ces deux établissements, explique le document.

Le comité note notamment la «grande réticence» des prisonniers à parler. Plusieurs d'entre eux auraient refusé de parler à la délégation, notamment après avoir été approchés par des surveillants.

La délégation appelle les autorités de Kiev à lancer rapidement une enquête indépendante pour comprendre comment fonctionnent ces deux prisons et à prendre des mesures adéquates pour assurer que les détenus n'y soient pas soumis à des représailles après avoir témoigné.

Kiev dispose de deux mois pour communiquer au CPT un compte-rendu détaillé des mesures engagées.

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