É.-U., Australie et Japon s'opposent aux «actions de déstabilisation» de la Russie

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Le président américain Barack Obama, le premier ministre australien, Tony Abbott, et le premier ministre japonais, Shinzo Abe, se serrent la main au début d'une rencontre au G20.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

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Agence France-Presse
BRISBANE

États-Unis, Japon et Australie ont affirmé dimanche s'opposer aux «actions de déstabilisation» de la Russie en Ukraine, et ont appelé à «résoudre de façon pacifique» les différends maritimes très vifs en Asie, particulièrement entre la Chine et ses voisins.

Les trois pays ont indiqué être «résolus (...) dans l'opposition à la prétendue annexion de la Crimée par la Russie, et aux actions de déstabilisation (de Moscou) dans l'est de l'Ukraine», selon un communiqué diffusé à l'issue d'une rencontre de leurs dirigeants en marge du sommet du G20 à Brisbane.

Le président américain Barack Obama, le premier ministre japonais Shinzo Abe et son homologue australien Tony Abbott ont par ailleurs appelé à «traduire devant la justice les responsables de l'écrasement du vol MH17» en juillet Ukraine, dans une zone de l'est contrôlée par des rebelles prorusses.

Provoquée selon les pays occidentaux par un tir de missile fourni par la Russie, ce que Moscou dément, la catastrophe a fait 298 victimes, parmi lesquelles 38 Australiens.

Le sommet du G20 a été jusqu'ici dominé par les fortes tensions entre les pays occidentaux et la Russie, vertement critiquée par l'Australie, le Royaume-Uni et le Canada pour son rôle dans la crise ukrainienne.

Avec des accents de guerre froide, les dirigeants des pays anglo-saxons ont accusé la Russie de Vladimir Poutine d'être une «menace pour le monde», désireuse de restaurer la «gloire perdue du tsarisme ou de l'Union soviétique» et agresseur de pays plus petits qu'elle.

«Engagement américain» en Asie-Pacifique

Suite à leur rencontre dimanche, MM. Obama, Abe et Abbott ont également fait état de leur volonté de «résoudre de façon pacifique» les différends maritimes, «conformément au droit international» et «à travers des mécanismes juridiques, comme l'arbitrage».

Ils ont dit soutenir «la liberté du transport maritime et de navigation aérienne» --possible allusion aux «zones d'identification aérienne» décrétées par Pékin fin 2013 sur une bonne partie de la mer de Chine orientale, et incluant des îles contrôlées par Tokyo, mais revendiquées par Pékin.

Le communiqué commun des trois puissances ne fait pas référence à des différends maritimes particuliers. Ceux-ci sont pourtant légion en Asie, à l'heure où la Chine cherche à réaffirmer son influence, affichant son désir de contrer l'influence américaine dans la région.

Ainsi, en mer de Chine méridionale, les tensions entre la Chine et ses voisins se sont multipliées, dans des zones stratégiques, riches en ressources halieutiques, et dont les fonds pourraient receler d'importantes réserves de gaz et de pétrole.

Les dirigeants australien, nippon et américain ont insisté dimanche sur «la valeur de l'engagement complet des États-Unis dans la région Asie-Pacifique». De fait, l'administration Obama avait fait du rééquilibrage vers l'Asie un pilier de sa diplomatie.

S'exprimant la veille devant une université australienne, le président américain avait d'ailleurs mis en garde contre «les dangers» en Asie, mettant en exergue «les disputes territoriales - îles reculées et îlots rocheux - qui menacent de dégénérer en confrontations».

«Nous pensons que les nations et peuples ont le droit de vivre en sécurité et en paix, la sécurité en Asie ne doit pas être basée sur les sphères d'influence, la coercition, ou l'intimidation avec les grands pays qui harcèlent les petits», avait poursuivi M. Obama.

Washington, Canberra et Tokyo ont également mis en avant «la solidité de leur coopération» visant à «éliminer la menace nucléaire nord-coréenne» et «à réagir aux violations des droits de l'homme» par Pyongyang, selon le communiqué.

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