MH17: des Néerlandais de retour sur le lieu de l'écrasement

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Un membre de l'équipe de l'OSCE participe aux recherches d'effets personnels et de restes humains sur le site de l'écrasement du vol MH17, le 13 octobre près du village de Hrabove.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse
La Haye

Des officiels néerlandais sont retournés lundi sur le lieu de l'écrasement du vol MH17 dans l'est de l'Ukraine, où des recherches d'effets personnels ont été menées malgré des combats sporadiques dans la région, a annoncé le ministère néerlandais de la Justice.

«Quatre Néerlandais étaient présents sur le lieu de la catastrophe, au sein d'une équipe de l'OSCE», l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, a indiqué à l'AFP un porte-parole du ministère, Jean Fransman.

L'OSCE a négocié avec les Ukrainiens un retour à l'endroit où le vol MH17 de la Malaysia Airlines s'était écrasé le 17 juillet, tuant 298 personnes, dont deux tiers étaient néerlandais.

Plus de 40 membres des services d'État ukrainiens pour les situations d'urgence (SES) ont participé à des recherches lundi sur le lieu de la catastrophe, rassemblant quelque 9 mètres cubes d'effets personnels des victimes, a annoncé le ministère de la Justice dans un communiqué.

Vêtements, valises, photos, passeports, cartes de crédit, bijoux et peluches, notamment, seront transportés vers Kharkiv via Donetsk, probablement mardi, avant d'être acheminés «au plus vite» aux Pays-Bas, selon la même source. «Une première analyse médico-légale sera menée à Kharkiv».

Certains effets personnels avaient déjà été rassemblés par la population locale», selon M. Fransman.

«La journée ne s'est pas déroulée sans incidents», a précisé le ministère : des coups de feu ont été tirés aux alentours du site de l'écrasement vers midi». «Cela montre une fois de plus que la mission de rapatriement (menée par les autorités néerlandaises) ne peut pas encore reprendre».

Les experts néerlandais avaient dû interrompre la recherche des restes humains et d'effets personnels des victimes début août en raison des combats entre l'armée ukrainienne et les rebelles pro-russes.

Le gouvernement néerlandais s'était plaint à plusieurs reprises de la difficulté d'accéder au site, malgré un fragile cessez-le-feu dans la région.

«Au vu de la situation dans la zone, le SES ne retournera pas sur le site de l'écrasement demain», a souligné le ministère de la Justice : «la situation sera évaluée au jour le jour».

Le vol MH17 avait probablement été abattu par un missile sol-air alors qu'il survolait l'est de l'Ukraine, aux mains des séparatistes. Les Pays-Bas ont été chargés de l'identification des victimes ainsi que de l'enquête sur les causes du drame.

Un premier rapport du Bureau néerlandais pour la sécurité (OVV) affirmait que l'appareil avait été abattu par plusieurs projectiles à haute vitesse, ce qui pourrait confirmer la thèse d'un missile sol-air.

Au total, 272 victimes, dont les restes ont été emmenés aux Pays-Bas, ont déjà été identifiées par les experts en médecine légale.

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