Bouk, un missile sol-air russe «complexe» à utiliser

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Les systèmes Bouk sont mobiles, installés sur des véhicules. Ils peuvent frapper des avions, des drones, des hélicoptères, des missiles de croisière et d'autres cibles.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse
LONDRES

Le missile russe sol-air «Bouk», vraisemblablement responsable de la destruction de l'avion de Malaysia Airlines jeudi en Ukraine, est un projectile autopropulsé et guidé capable d'atteindre des cibles aériennes volant à 22 000 mètres, mais qui requiert un lourd dispositif au sol, selon les experts.

Il existe deux versions de ces missiles fabriqués par les Russes depuis les années 70 : le Bouk-M1 et le Bouk-M2, appelés dans la terminologie de l'OTAN le «Gadfly SA-11» et le «Grizzly SA-17».

Leur particularité : «ils peuvent atteindre des cibles à une altitude de 72 000 pieds (22 000 mètres), soit plus de deux fois plus que les 33 000 pieds d'altitude à laquelle volait le Boeing 777», en provenance d'Amsterdam et à destination de Kuala Lumpur, a expliqué à l'AFP Doug Richardson, rédacteur en chef du magazine britannique Jane's Missiles & Rockets.

Les systèmes Bouk sont mobiles, installés sur des véhicules. Ils peuvent frapper des avions, des drones, des hélicoptères, des missiles de croisière et d'autres cibles.

«C'est l'équivalent électronique d'une sentinelle demandant "qui est là?" S'il n'y a pas de réponses, tout ce que vous savez, c'est qu'il ne s'agit pas d'un avion combattant de votre camp. Mais cela ne vous indique pas que vous êtes en train de viser un avion de ligne», a-t-il expliqué.

L'utilisation de ces missiles «est complexe. Il faut trois camions, un pour le poste de commandement, un pour transporter le radar, et un pour tirer les projectiles», a-t-il précisé.

Le recours à ces missiles «requiert beaucoup d'hommes, beaucoup d'entraînement et beaucoup de pièces détachées», a souligné de son côté Edward Hunt, analyste de défense chez IHS Jane.

Les missiles sol-air Bouk sont très répandus. Avant le début du conflit ukrainien, Kiev en possédait six à huit batteries comprenant chacune quatre missiles, a-t-il encore précisé.

La Russie en possède beaucoup plus, ainsi que des systèmes sol-air plus sophistiqués, notamment le S-300 et le S-400, mais on ignore si ces systèmes sont déployés dans la région.

Les dernières versions de ces missiles sol-air ont été conçues dans une usine à Oulianovsk par le fabricant Almaz-Antey, visé par les récentes sanctions américaines.




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