NSA: les cibles de drones localisées par leur carte SIM

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Cette méthode a été utilisée aussi bien au Pakistan, qu'en Afghanistan ou au Yémen, selon Greenwald, qui dit tenir ces informations de documents de la NSA fournis par l'ancien consultant Edward Snowden et d'un ancien opérateur de drones.

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Edward Snowden, un ancien consultant de la CIA, a révélé l'existence de programmes secrets de surveillance des communications électroniques en remettant des documents compromettants aux quotidiens The Guardian et The Washington Post. Il s'est depuis réfugié à Hong Kong alors que le gouvernement américain a lancé une enquête contre lui. »

Agence France-Presse
WASHINGTON

Un nouveau site internet d'informations financé par le fondateur d'eBay, Pierre Omidyar, a fait ses débuts lundi avec un article du journaliste Glenn Greenwald, porte-voix des révélations d'Edward Snowden, sur le rôle de la NSA dans les frappes de drones.

Baptisé The Intercept, le site est le produit de l'association du milliardaire irano-américain et du journaliste d'investigation démissionnaire du Guardian, qui a contribué aux révélations sur le vaste système d'espionnage américain de la NSA, l'agence chargée des interceptions de communications.

Dans ce premier article, Greenwald affirme que la NSA utilise la géolocalisation des téléphones portables grâce à leur carte SIM pour déterminer la position de personnes qui sont ensuite visées par une frappe de drones.

Cette méthode a été utilisée aussi bien au Pakistan, qu'en Afghanistan ou au Yémen, selon Greenwald, qui dit tenir ces informations de documents de la NSA fournis par l'ancien consultant Edward Snowden et d'un ancien opérateur de drones.

Cette unité de la NSA, appelée GeoCell, serait à l'origine de frappes sans que la cible soit formellement identifiée, mais simplement parce qu'elle utilise le téléphone dont la carte SIM a été localisée.

«Il peut s'agir de terroristes ou il peut s'agir de membres de leur famille qui n'ont rien à voir avec les activités de la cible», affirme dans l'article l'ancien opérateur de drones.

Les talibans en Afghanistan seraient de plus en plus méfiants vis-à-vis de leurs téléphones, n'hésitant pas à changer fréquemment de cartes SIM pour éviter d'être repérés, affirme encore The Intercept.

Pierre Omidyar a indiqué qu'il investirait 250 millions de dollars, dont 50 pour lancer les opérations, dans ce projet qui doit permettre aux journalistes de «poursuivre la quête de la vérité».

Selon le site internet, la «mission à court terme» est de fournir une plateforme pour dévoiler les informations contenues dans les documents fournis par Edward Snowden sur la NSA.




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