Espionnage: doutes à Berlin sur un possible accord avec les États-Unis

Selon le Süddeutsche Zeitung, les Américains se refuseraient par... (Photo Kevin Lamarque, Reuters)

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Selon le Süddeutsche Zeitung, les Américains se refuseraient par exemple à révéler depuis quelle date le portable de la chancelière Angela Merkel (ici avec le président Obama en juin 2013) était espionné et si d'autres hautes personnalités allemandes ont été ou sont surveillées.

Photo Kevin Lamarque, Reuters

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Edward Snowden, un ancien consultant de la CIA, a révélé l'existence de programmes secrets de surveillance des communications électroniques en remettant des documents compromettants aux quotidiens The Guardian et The Washington Post. Il s'est depuis réfugié à Hong Kong alors que le gouvernement américain a lancé une enquête contre lui. »

Agence France-Presse
BERLIN

L'Allemagne a peu d'espoir de conclure un accord avec les États-Unis sur une interdiction de l'espionnage réciproque, selon des médias allemands qui citent lundi des sources au sein des services de renseignement.

«Nous n'obtenons rien», a confié au quotidien Süddeutsche Zeitung (SZ) à paraître mardi, une source des services de renseignement allemands qui participe aux discussions, engagées à la suite des révélations faites par l'ex-consultant du renseignement américain Edward Snowden sur un vaste programme d'espionnage visant notamment l'Allemagne.

Selon le quotidien de Munich, l'aigreur domine au sein de la délégation allemande, à tel point qu'un haut responsable aurait affirmé : «les Américains nous ont menti», selon la même source.

La chaîne de télévision allemande NDR relayait les mêmes informations sur l'état des négociations en cours.

Selon le Süddeutsche Zeitung, les Américains se refuseraient par exemple à révéler depuis quelle date le portable de la chancelière Angela Merkel était espionné et si d'autres hautes personnalités allemandes ont été ou sont surveillées.

Interrogé par le journal, un porte-parole du gouvernement allemand a refusé de commenter les informations diffusées, se contentant d'affirmer: «les négociations se poursuivent».

À l'automne, après avoir révélé que le portable d'Angela Merkel avait potentiellement été écouté par les États-Unis, l'Allemagne avait convoqué l'ambassadeur américain pour obtenir des explications, un geste rare entre alliés.

Une délégation de responsables allemands s'était par la suite rendue aux États-Unis pour tenter de définir le cadre d'un accord pour exclure l'espionnage mutuel, tandis qu'une délégation parlementaire américaine était de son côté venue à Berlin pour tenter d'apaiser les tensions.




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