La FIDH accuse Israël de crimes de guerre à Gaza

Des jeunes filles palestiniennes jouent à l'intérieur de... (PHOTO MOHAMMED ABED, ARCHIVES AFP)

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Des jeunes filles palestiniennes jouent à l'intérieur de leur école qui a été partiellement détruite durant les 50 jours de l'offensive israélienne sur Gaza, l'Été dernier. Selon la FIDH, l'armée israélienne s'est rendue coupable notamment d'«attaques non ciblés sur des civils et leurs résidences, attaques contre des bâtiments médicaux, leurs moyens de transport et leurs personnels, attaques contre des structures abritant des personnes déplacées».

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Offensive israélienne à Gaza

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Offensive israélienne à Gaza

L'armée israélienne mène l'opération «Bordure protectrice», la plus importante offensive militaire contre la Bande de Gaza depuis la sanglante et controversée mission «Plomb durci» lancée en 2008-2009, qui avait fait plus de 1400 morts. »

Agence France-Presse
PARIS

L'armée israélienne a commis des crimes de guerre et contre l'humanité lors de son offensive pendant l'été 2014 dans la bande de Gaza, baptisée «Bordure protectrice», accuse dans un rapport publié vendredi la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH).

Après une mission menée en octobre 2014, la FIDH estime que l'opération israélienne a été marquée par «de sérieuses violations des lois internationales garantissant les droits humains», dans ce document titré «Piégée et punie, la population de Gaza pendant l'opération bordure protectrice».

Pendant les cinquante jours de l'offensive, l'armée israélienne s'est rendue coupable des crimes suivants, accuse la Fédération : «attaques non ciblés sur des civils et leurs résidences, attaques contre des bâtiments médicaux, leurs moyens de transport et leurs personnels, attaques contre des structures abritant des personnes déplacées, attaques contre des objets et équipements indispensables à la survie des civils».

Dès le lancement de l'opération, la FIDH avait fermement condamné des «violations des lois internationales sur les droits de la personne commises par les autorités israéliennes et leur armée», rappelle le rapport.

«Elle a également condamné les tirs non ciblés de roquettes et de mortiers de la part des forces armées palestiniennes qui ont causé des morts et des blessures civiles en Israël», poursuit le texte.

Le rapport ajoute que «les affirmations selon lesquelles les groupes palestiniens avaient utilisé des infrastructures civiles à des fins militaires (comme cacher des armes dans des écoles, des cimetières ou des lieux de culte), tirer des roquettes depuis des quartiers civils, l'emploi de pièges et de boucliers humains doivent être examinées et suivies de poursuites».

«Toutefois (...), le fait que les groupes palestiniens ont enfreint les lois internationales ne donne pas carte blanche aux forces israéliennes».

L'équipe d'enquêteurs de la FIDH qui s'est rendue dans la bande de Gaza, composée d'un membre de la Ligue belge des droits de l'homme et du représentant permanent de la FIDH auprès de l'Union européenne, a pu se rendre dans plusieurs villes et quartiers sévèrement bombardés comme Rafah, Khan Younès, Beit Hanoun et Gaza City, où elle a interrogé des témoins, des responsables et des membres d'ONG palestiniennes de défense des droits de la personne.

Présentant le rapport vendredi à Paris le président de la FIDH, Karim Lahidji, a indiqué avoir, après la mission menée à Gaza et en Cisjordanie «conseillé à l'autorité palestinienne de saisir la CPI (Cour pénale internationale) à propos de la situation à Gaza. Et, deux mois après la fin de notre mission, ils ont franchi le pas et saisi la CPI».

Les Palestiniens ont mis à exécution en janvier une menace brandie de longue date, et adhéré à la CPI dans le but proclamé de poursuivre les dirigeants israéliens pour «crimes de guerre», notamment à Gaza. Ils ont prévu de porter plainte formellement contre les autorités israéliennes devant la CPI le 1er avril.

«Nous ne voulons que la justice», a déclaré à des journalistes Raji Sourani, directeur du Centre palestinien pour les droits de l'homme, basé à Gaza, dont l'organisation fait partie de la FIDH. «Nous avons tenté de faire appel au système judiciaire israélien : la situation est bloquée. C'est pourquoi nous bâtissons nos dossiers de façon professionnelle pour porter plainte devant la CPI (...) Nous promettons à ceux qui ont commis ces crimes de guerre qu'ils paieront pour ce qu'ils ont fait, et pour cela nous allons utiliser l'arme la plus civilisée et la plus éthique : la CPI».

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