Le Sénat américain menace l'Iran en cas de violation d'un accord nucléaire

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Le sénateur républicain Mark Kirk

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Les sénateurs américains ont approuvé jeudi à l'unanimité une mesure non contraignante appelant au rétablissement immédiat de sanctions contre l'Iran en cas de violation de tout accord sur le nucléaire.

Les sénateurs, par 100 voix contre zéro, ont adopté un amendement déposé par le républicain Mark Kirk au projet de budget actuellement en débat.

Il n'a pas force de loi, mais son adoption vise à démontrer la détermination des parlementaires américains à agir rapidement au moindre écart iranien dans l'application de l'accord intérimaire sur le nucléaire actuellement en place, ou d'un éventuel accord final.

Avec ce vote, le premier concernant le nucléaire iranien depuis le début des pourparlers, son auteur entend envoyer un message aux négociateurs.

«Si nous découvrons que l'Iran a continué à développer son programme nucléaire, je pourrai rappeler à 100 sénateurs qu'ils ont voté avec moi aujourd'hui», a dit Mark Kirk à l'AFP.

Tous les sénateurs démocrates ont approuvé la mesure, après d'intenses tractations et la modification d'une phrase reconnaissant le rôle du président américain.

La commission des Affaires étrangères du Sénat votera le 14 avril sur une proposition de loi, dite Corker-Menendez, qui obligerait Barack Obama à passer par le Congrès pour appliquer tout éventuel accord final conclu entre le groupe 5+1 (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) et l'Iran. Selon ce texte, les parlementaires disposeraient de 60 jours pour éventuellement bloquer l'entrée en vigueur de l'accord. La Maison-Blanche y est opposée et estime que la signature présidentielle suffit.

Mark Kirk et le démocrate Robert Menendez ont élaboré une proposition de loi distincte qui imposerait des sanctions graduelles contre l'Iran en cas d'échec des négociations internationales. Ce texte de sanctions est aujourd'hui mis entre parenthèses, mais le chef de la majorité sénatoriale s'est engagé à le mettre aux voix si les pourparlers échouaient.

Les négociations internationales, reprises jeudi en Suisse, doivent aboutir avant la fin du mois à un accord politique, ou au minimum une entente, avant un accord final englobant tous les aspects techniques d'ici le 30 juin.

Encensant le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, le sénateur Kirk s'est décrit comme «un allié très fort du gouvernement Hollande» dans le dossier iranien, Paris étant réputé tenir une ligne plus dure que ses partenaires du groupe 5+1.

«La France continue à être un pays réaliste et qui voit clair dans ce processus», a noté le sénateur républicain.

La communauté internationale soupçonne depuis le début des années 2000 l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique --ce que Téhéran dément-- et réclame de strictes garanties sur son programme nucléaire, en échange d'une levée progressive des sanctions internationales (américaines, européennes et onusiennes).

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