Donald Trump remanie son équipe pour remonter la pente

Kellyanne Conway, la nouvelle directrice de la campagne de Donald... (PHOTO REUTERS)

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Kellyanne Conway, la nouvelle directrice de la campagne de Donald Trump, s'entretient avec Paul Manafort, qui demeure «président» de l'organisation, mais dont l'influence est en déclin, notamment depuis qu'il a été cité en début de semaine dans une enquête anticorruption en Ukraine.

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Ivan Couronne
Agence France-Presse
Washington

Donald Trump a remanié pour la seconde fois son équipe de campagne afin de lancer une guerre à outrance contre Hillary Clinton, favorite du scrutin présidentiel de novembre.

>>> Réagissez sur le blogue de Richard Hétu

Le candidat républicain à la Maison-Blanche a annoncé mercredi dans un communiqué avoir placé au sommet de son équipe de campagne deux conservateurs dont la mission est claire: laisser Trump faire du Trump, comme aux grandes heures de la campagne des primaires.

Ce remaniement est le symptôme d'un problème persistant chez le milliardaire populiste: l'absence de stratégie pour élargir sa base de soutien au-delà du noyau d'électeurs des primaires.

Mais Donald Trump a apparemment choisi de doubler la mise en embauchant le patron du site d'informations conservateur Breitbart News, Steve Bannon, nommé directeur général, un titre créé pour lui. Banquier d'affaires chez Goldman Sachs dans les années 1980 puis producteur de films, il est un ardent dénonciateur de l'establishment politique américain, tant démocrate et républicain, et a la réputation de ne pas faire de quartier quand il attaque.

L'association à l'un des agitateurs les plus influents de la sphère conservatrice est le signal que Donald Trump, loin de vouloir tendre la main aux électeurs modérés, entend revenir à ce qui a fait son succès aux primaires républicaines: de grands meetings houleux, une parole enflammée et décapante, afin de rester coûte que coûte au centre de l'attention médiatique.

C'est «quelqu'un qui va y aller sabre au clair, il n'hésite jamais à aller au combat et considère qu'en politique, tous les coups sont permis», a décrypté Corey Lewandowski, le premier directeur de campagne de Donald Trump, devenu commentateur de CNN après avoir été lui-même limogé en juin.

La sondeuse et consultante républicaine Kellyanne Conway est promue de conseillère à directrice de campagne. En pratique, au-delà du titre, elle se concentrera sur la communication et voyagera sur le terrain avec le candidat.

«Je connais Steve et Kellyanne depuis des années. Ils sont extrêmement capables et compétents, ils adorent gagner et savent comment gagner», a déclaré Donald Trump dans un communiqué.

Clinton en tête 

L'entourage d'Hillary Clinton a accusé Steve Bannon et Breitbart d'avoir rapporté d'innombrables «théories du complot anti-musulmanes ou antisémites» et dit s'attendre à ce que la candidate soit encore plus la cible «d'accusations fantasques».

«Donald Trump peut embaucher ou licencier qui il veut», a réagi Hillary Clinton lors d'un meeting à Cleveland. «Il n'y a pas de nouveau Donald Trump», a dit la démocrate, dont le directeur de campagne, Robby Mook, 36 ans, est à son poste depuis le premier jour.

Bien que l'ex-homme fort de l'équipe Trump, Paul Manafort, conserve son titre de «président» de l'organisation, sa marginalisation est actée, alors qu'il était devenu le véritable directeur de campagne à une époque où le candidat souhaitait «présidentialiser» son image.

Mais Donald Trump n'a jamais assumé ce repositionnement.

Malgré l'usage occasionnel de prompteurs, l'homme d'affaires a continué à faire des déclarations fracassantes lors de discours ou en interviews. La période qui a commencé après la convention d'investiture républicaine, fin juillet, n'a été qu'une suite de controverses.

«Je suis qui je suis. C'est moi. Je ne veux pas changer. Tout le monde dit: oh, il va «pivoter». Je ne veux pas pivoter», a déclaré Donald Trump mardi à la télévision locale WKBT, dans le Wisconsin.

Le site Breitbart est une plaque tournante pour les informations et rumeurs anti-Clinton. Ardents supporters de la mouvance du Tea Party après 2010, ses créateurs ont ouvertement fait la guerre à des ténors républicain.

Ce changement d'équipe intervient alors qu'Hillary Clinton est créditée d'environ 47% des intentions de vote contre 41%, selon la moyenne des sondages calculée par le site Real Clear Politics.

Par ailleurs, M. Trump a participé mercredi à une réunion d'information avec des représentants des services de renseignement, procédure réservée aux deux principaux candidats à la présidence pour les préparer aux responsabilités qu'ils auront en cas d'élection.

Il s'est rendu pour cette réunion dans les locaux du FBI à New York, selon la chaîne ABC.

Interrogé par la chaîne Fox sur le fait de savoir s'il avait confiance dans les informations du renseignement américain, M. Trump a répondu: «Pas vraiment, de la part des personnes qui ont fait ça pour notre pays. Regardez ce qui s'est passé ces dix dernières années». «Ca a été catastrophique», a-t-il dit.

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