Hillary Clinton: «L'heure de vérité sonne une fois de plus»

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«Je veux remercier Bernie Sanders. Et vous qui l'avez soutenu, ici et à travers le pays, je veux que vous sachiez que je vous ai entendus», a déclaré Hillary Clinton devant les quelque 5000 délégués rassemblés depuis lundi à Philadelphie, en Pennsylvanie.

Photo Gary Cameron, REUTERS

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Richard Hétu

Collaboration spéciale

La Presse

(PHILADELPHIE) Toute de blanc vêtue, Hillary Clinton a écrit une nouvelle page d'histoire hier soir à Philadelphie en devenant la première femme à accepter l'investiture d'un grand parti américain pour la présidence et en exhortant les Américains à s'unir pour contrer les politiques de peur et de division proposées selon elle par son rival républicain, Donald Trump.

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Hillary Clinton aux côtés de son colistier Tim Kaine

PHOTO TIMOTHY A. CLARY. AFP

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Hillary Clinton et son époux et ex-président des États-Unis, Bill Clinton

PHOTO SAUL LOEB, AFP

« L'heure de vérité sonne une fois de plus pour l'Amérique », a déclaré la candidate de 68 ans après avoir été accueillie par une foule en liesse au Wells Fargo Center. « Des forces puissantes menacent de nous séparer. Les liens de confiance et de respect s'effilochent. Et comme cela fut le cas pour nos Pères fondateurs, il n'y a pas de garanties. La responsabilité nous appartient. Nous devons décider si nous allons travailler ensemble afin que nous puissions tous nous élever ensemble. »

Après avoir cité la célèbre formule de Franklin Roosevelt selon laquelle « la seule chose dont nous devons avoir peur est la peur elle-même, Clinton a enchaîné : « Nous demeurons lucides face aux défis auxquels notre pays est confronté. Mais nous n'avons pas peur. Nous serons à la hauteur du défi, comme nous l'avons toujours été », a-t-elle ajouté en dénonçant l'idée proposée par Trump de construire un mur à la frontière sud et d'interdire « une religion ».

Clinton s'est également élevée contre le portrait négatif des États-Unis brossé par son rival lors de la convention républicaine de Cleveland.

« Ne laissez personne vous dire que notre pays est faible, a-t-elle dit. Nous ne le sommes pas. Ne laissez personne vous dire que nous n'avons pas les atouts. Nous les avons. Et par-dessus tout, ne croyez personne qui dise : ''Je suis le seul à pouvoir régler ça.'' Ce sont les paroles utilisées par Donald Trump à Cleveland. Et ils devraient sonner l'alarme pour nous tous. »

Si Clinton a consacré une partie importante de son discours à critiquer Trump, elle a en revanche tendu la main à ses électeurs, républicains ou indépendants, en promettant de tourner son attention vers les endroits « oubliés » de son pays et de placer l'emploi au coeur de sa présidence.

« Ma première mission, en tant que présidente, sera de créer plus d'opportunités et plus de bons emplois, et d'augmenter les salaires ici même, aux États-Unis, a-t-elle déclaré. De mon premier jour en fonction jusqu'à mon dernier. Surtout dans les endroits qui ont été pendant trop longtemps laissés de côté ou abandonnés », a ajouté Hillary Clinton en mentionnant notamment le « Midwest industriel » et le « pays du charbon », des régions où son adversaire espère faire des gains auprès des Blancs de la classe ouvrière.

L'ancienne secrétaire d'État a également mis en contraste son expérience en matière de politique étrangère et de sécurité nationale avec celle de Trump. Elle a notamment fait allusion aux attentats terroristes des derniers mois sur lesquels son adversaire s'était appesanti à Cleveland.

« Le choix auquel nous faisons face est aussi frappant lorsqu'il s'agit de notre sécurité nationale, a-t-elle dit. Quiconque lit les nouvelles peut voir les menaces et les bouleversements auxquels nous faisons face. De Bagdad à Kaboul, de Nice à Paris et Bruxelles, de San Bernardino à Orlando, nous sommes aux prises avec des ennemis déterminés qui doivent être défaits. Pas étonnant que des gens soient anxieux et à la recherche de réassurance - à la recherche d'une direction stable. »

Or, Trump n'a pas le tempérament pour assumer les responsabilités de commandant en chef, a affirmé Clinton.

« Un homme que vous pouvez provoquer avec un tweet n'est pas un homme à qui vous pouvez confier en toute confiance des armes nucléaires », a-t-elle dit.

En plus de défendre son programme sur les armes à feu, l'immigration et le terrorisme, entre autres, Hillary Clinton a pris acte de la méfiance de plusieurs Américains à son égard, consacrant une partie de son discours à un mini-récit biographique.

« Je comprends que certaines personnes ne savent pas quoi penser de moi. Laissez-moi vous raconter », a-t-elle déclaré en revenant sur son enfance et sa jeunesse.

Clinton avait été précédée à la tribune de la convention par sa fille Chelsea Clinton, qui a également fait sa part pour humaniser sa mère.

« Chaque moment que je passe avec Charlotte et Aidan [ses deux enfants], je pense à ma merveilleuse, attentionnée et hilarante mère », a déclaré la jeune femme de 36 ans. « Peu importe ce qui se passait dans sa vie, elle était toujours présente pour moi. »

« Ce sentiment d'être estimé et aimé, c'est ce qu'elle veut pour tous les enfants du pays », a ajouté Chelsea. « C'est la vocation de sa vie. »

Après le plaidoyer de Chelsea en faveur de sa mère, les spectateurs réunis au Wells Fargo Center et les dizaines de millions de téléspectateurs répartis dans le pays ont pu voir une vidéo réalisée par Shonda Rhimes, créatrice des émissions d'ABC Grey's Anatomy et Scandal, entre autres, et racontant la vie de la candidate démocrate, qui a reconnu hier soir que les États-Unis avaient franchi hier soir « une étape majeure vers une union plus parfaite » en permettant à une femme d'être candidate présidentielle d'un grand parti.

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