Syrie: une alliance anti-djihadistes salue une «victoire historique» à Raqqa

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Les femmes militaires membres des Forces démocratiques syriennes fêtent la libération de Raqqa.

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Le groupe État islamique

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Agence France-Presse
Raqqa

Une alliance anti-djihadistes en Syrie a salué vendredi une «victoire historique» contre le groupe armé État islamique (EI) chassé de son fief de Raqqa, sans toutefois annoncer le transfert dans l'immédiat de la ville à une autorité civile.

«Nous dédions cette victoire historique à l'ensemble de l'Humanité», a annoncé lors d'une conférence de presse dans Raqqa (nord) un porte-parole des Forces démocratiques syriennes (FDS), Talal Sello.

«Nous évoquons en particulier les victimes du terrorisme (...) de l'EI en Syrie et ans le monde», a-t-il ajouté, en référence aux atrocités commises par le groupe ultraradical dans le pays en guerre et aux attentats sanglants notamment en Europe.

Il s'exprimait devant un parterre de dignitaires locaux, de membres du Conseil civil local de Raqqa, et des combattants des FDS dans le stade municipal de Raqqa, dernière position djihadiste dans la ville à être capturée mardi.

Les FDS n'ont toutefois pas annoncé dans l'immédiat le transfert de la ville ravagée par plus de quatre mois de combats au conseil civil de Raqqa.

«Nous allons transférer la gestion à une autorité civile (...) dès la fin des opérations de ratissage», a dit M. Sello.

La ville  qui était la «capitale» de l'EI en Syrie est truffée de mines, rendant presque impossible le retour des civils dans l'immédiat.

Les opérations de déminage et de recherche d'éventuelles cellules dormantes se poursuivent dans les quartiers.

Créé il y a six mois, le conseil civil s'est déjà penché sur les plans de reconstruction, et il devra notamment rétablir les services de base et l'infrastructure désormais manquante dans cette ville désertée par ses habitants qui fuyaient les combats.

L'EI avait pris le contrôle en 2014 de Raqqa, ville à majorité arabe, et la cité était alors devenue tristement célèbre pour les atrocités commises par le groupe djihadiste ainsi que comme centre présumé de planification des attentats en Europe.

Sa perte est un revers majeur pour l'organisation qui avait autoproclamé un «califat», à cheval sur la Syrie et l'Irak. Elle intervient après que l'EI a été aussi chassé en juillet de Mossoul, la ville qui était son autre principal fief urbain en Irak.




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