L'EI chassé de l'est de Mossoul dans «quelques jours»

Un soldat irakien tient un drapeau de l'État... (photo Ari Jalal, archives REUTERS)

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Un soldat irakien tient un drapeau de l'État islamique durant une bataille contre des éléments du groupe terroriste, au nord de Mossoul, le 9 janvier. Les autorités irakiennes croient être en mesure de reprendre la partie orientale de la deuxième ville du pays aux djihadistes de l'EI d'ici « quelques jours ».

photo Ari Jalal, archives REUTERS

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Le groupe État islamique

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Agence France-Presse
BAGDAD

Les forces irakiennes auront repris l'intégralité de la partie est de Mossoul dans « quelques jours » aux djihadistes du groupe État islamique (EI), qui reste toutefois fermement implanté dans l'ouest de la deuxième ville d'Irak.

Au lendemain de l'annonce que les unités d'élite du contreterrorisme (CTS) avaient atteint la rive est du fleuve Tigre, un de leurs responsables a indiqué que la reprise de toute la moitié est de la ville n'était plus qu'une question de « quelques jours ».

Le lieutenant-général Abdulghani al-Assadi, un haut responsable au sein des CTS, a également indiqué à l'AFP que ces unités étaient « en passe d'encercler l'Université de Mossoul », dont le campus est situé à l'est du Tigre, qui coule au milieu de la ville.

Dimanche, des responsables avaient indiqué que les forces irakiennes avaient atteint depuis l'est un pont sur le Tigre pour la première fois depuis le début mi-octobre de l'offensive visant à chasser les djihadistes de la deuxième ville d'Irak et ses environs.

Ce pont, impraticable à cause des destructions, comme les quatre autres de la ville, est « tactiquement repris », a expliqué M. Assadi.

Depuis la mi-octobre, les forces progouvernementales irakiennes ont repris plusieurs secteurs de l'est de la métropole, mais tout l'ouest de Mossoul reste sous le contrôle de l'EI qui, en 2014, avait proclamé dans cette ville un « califat » islamique.

Le groupe djihadiste a depuis beaucoup reculé en Irak dont il a contrôlé jusqu'à un tiers du territoire, mais où Mossoul reste désormais son dernier grand bastion.

Des dizaines de milliers de membres des forces irakiennes, dont les CTS sont le fer de lance, sont impliquées depuis près de trois mois dans l'opération militaire de Mossoul, avec l'aide de la coalition internationale antidjihadistes emmenée par les États-Unis.

En entrant dans la ville par l'est, les forces irakiennes ont rencontré une forte résistance de la part des djihadistes.

Très modestes à la fin du mois de décembre, les progrès ont été plus conséquents depuis le début de l'année après une meilleure coordination entre les CTS et d'autres forces sur le terrain.

Les troupes irakiennes « ont fait d'excellents progrès ces deux dernières semaines », a indiqué le porte-parole de la coalition, le colonel John Dorrian. « Ils ont synchronisé leur avancée sur trois axes et l'ennemi ne peut pas les arrêter tous ».

« Atteindre le Tigre est (une étape) importante car cela empêche l'ennemi de se réapprovisionner et le prive d'un axe de fuite », a ajouté le militaire américain.

Le premier ministre irakien Haider al-Abadi avait initialement promis que Mossoul tomberait à la fin de l'année 2016, mais il a récemment évoqué une échéance de « trois mois » supplémentaires.




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