La coalition américaine «dans la deuxième phase» de sa guerre contre l'EI

Un bombardier B-52 de l'armée de l'air américaine atterrit... (PHOTO ARCHIVES REUTERS/U.S. AIR FORCE)

Agrandir

Un bombardier B-52 de l'armée de l'air américaine atterrit sur le tarmac de la base militaire Al-Ubeid, au Qatar, le 9 avril. L'aviation américaine (U.S. Air Force) déploie ses B-52 Stratofortress au Qatar pour qu'ils rejoignent la coalition qui combat l'EI en Irak et en Syrie. Il s'agit de la première fois depuis la guerre du Golfe en 1991 que ces avions sont basés au Moyen-Orient.

PHOTO ARCHIVES REUTERS/U.S. AIR FORCE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Le groupe État islamique

International

Le groupe État islamique

Consultez notre dossier sur le groupe djihadiste État islamique. »

Agence France-Presse
WASHINGTON

La coalition militaire menée par les États-Unis a franchi «avec succès» la première étape de son combat contre le groupe État islamique (EI) en Irak et en Syrie qui consistait à «affaiblir» l'organisation djihadiste et s'efforce maintenant de le «démanteler», a affirmé mercredi le Pentagone.

La coalition a défini trois paliers dans la bataille qu'elle mène depuis août 2014 contre le groupe EI, a rappelé depuis Bagdad le colonel Steve Warren, porte-parole du Pentagone.

Le premier palier consistait à «affaiblir» l'organisation en l'empêchant de prendre d'autres territoires après ceux qu'il avait conquis en 2014 à cheval sur l'Irak et la Syrie.

«Notre ennemi a été affaibli et nous travaillons maintenant à son démantèlement. La première phase de notre campagne militaire est terminée», a déclaré M. Warren lors d'une conférence de presse téléphonique.

«Nous sommes maintenant dans la deuxième phase, qui vise à démanteler cet ennemi», a-t-il ajouté.

Quant à la dernière phase, elle vise à s'assurer que le groupe djihadiste subisse une dernière défaite, en rendant les forces locales capables d'empêcher une résurgence de l'influence djihadiste, selon M. Warren.

«Bien que l'EI puisse mener des attaques complexes, ils n'ont pas été capables de tenir un territoire-clé depuis près d'un an maintenant», a fait valoir M. Warren. «Nous avons frappé des dirigeants, des lignes d'approvisionnement, des combattants, une base industrielle et des sources de financement à la fois en Irak et en Syrie», a énuméré le responsable militaire.

Les rangs du groupe EI n'ont «jamais été aussi clairsemés» depuis 2014 lorsque les États-Unis ont commencé à recenser ces combattants, avait indiqué mardi le secrétaire d'État adjoint Antony Blinken.

Il avait assuré que la coalition avait repris en Irak 40 % des territoires que l'EI contrôlait il y a un an, et 10 % en Syrie.

Mercredi, l'équipe de sécurité du président américain Barack Obama sera réunie au siège de la CIA et ses membres conviés à «faire des propositions» pour accentuer la pression sur les djihadistes en Irak et en Syrie, avait détaillé mardi le porte-parole de M. Obama, Josh Earnest.

Un budget annuel de 3 milliards

L'organisation État islamique (EI) peut compter sur quelque trois milliards de dollars (environ 3,8 milliards de dollars CAN) par an grâce au trafic de drogue, d'armes, d'oeuvres d'art et à la contrebande de pétrole, a affirmé mercredi le responsable italien de la lutte antiterroriste.

«Il s'agit de trafics nécessitant un vaste réseau de complicités externes, qui interagissent avec l'économie dite réelle à travers les paradis fiscaux et les réseaux de transferts d'argent», a précisé Franco Roberti, procureur national antimafia et antiterrorisme.

Responsable de la lutte contre la mafia, M. Roberti s'est également vu confier celle contre le terrorisme en raison de la législation spéciale décidée pour combattre Cosa Nostra en Sicile ou la Camorra à Naples (écoutes téléphoniques, saisies de biens, etc.), jugée bien adaptée à la lutte contre le terrorisme.

D'autant qu'il y a «des liens toujours plus étroits entre les organisations criminelles de type mafieux et le terrorisme international, qui a besoin d'argent à disposition, d'armes, de faux documents, de structures logistiques que ces organisations sont parfaitement en état de fournir», a souligné M. Roberti lors d'une conférence sur ce thème à Rome.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer