Le renseignement électronique, cheval de bataille canadien contre l'ÉI

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Murray Brewster
La Presse Canadienne

Le Centre de la sécurité des télécommunications (CST), le service de renseignement électronique du Canada, s'apprête à jouer un rôle plus important dans la lutte contre le groupe armé État islamique (ÉI), a appris La Presse Canadienne.

Selon plusieurs sources au fait du dossier, ayant parlé sous le couvert de l'anonymat, le gouvernement déploiera des ressources que seulement une «poignée de pays» dans le monde pourrait fournir.

Le CST fait partie de la «collectivité des cinq» (ou «Five Eyes», en anglais) en compagnie, notamment, de l'agence de sécurité nationale américaine (NSA).

Le porte-parole du CST, Ryan Foreman, a reconnu que le service prêtait main-forte aux Forces armées canadiennes dans le cadre de l'opération IMPACT, le nom de la mission canadienne contre l'ÉI au Moyen-Orient, mais n'a pas voulu donner des précisions, évoquant l'obligation pour l'organisme de respecter la Loi sur la protection de l'information.

Le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, répète depuis des semaines que l'armée canadienne lancera un programme de cueillette de renseignements «plus costaud», le genre de programme que les alliés, déçus par le retrait des six CF-18 canadiens, seront heureux de voir s'ajouter aux opérations de combats.

De son côté, le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a confirmé, jeudi, que le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) s'impliquera davantage dans la lutte contre l'ÉI, tout en refusant, lui aussi, d'aller dans les détails.

«Nous fournissons des ressources nouvelles et supplémentaires en matière de renseignement dans la région et, si la nature de la mission m'empêche d'élaborer, je peux toutefois dire que le SCRS aura un rôle à jouer, a indiqué M. Goodale. Ce sera certainement un rôle accru qui permettra d'atteindre des objectifs plus larges.»

Les deux ministres ont fait ces déclarations lors d'une conférence sur la défense, durant laquelle il a notamment été question de la manière dont les agents du SCRS entretenaient leurs sources en Afghanistan.

Mais le CST a joué un rôle déterminant aux côtés de l'armée canadienne durant le conflit afghan, fournissant selon ses propres dires la moitié des renseignements recueillis sur les talibans, leurs déplacements et l'emplacement de leurs principaux commandants.

Cette information a été utilisée pour planifier les opérations militaires et les missions des forces spéciales. Une source a cependant affirmé que les Canadiens se contenteraient de donner des renseignements pour établir des cibles et ne participeraient pas directement aux offensives.

Si M. Sajjan s'est empressé d'annoncer que le Canada doublerait ses efforts sur le plan du renseignement, il n'a pas vraiment expliqué ce que cela impliquait dans les faits. Le ministre s'est borné à dire que le gouvernement fédéral augmenterait ses ressources dans le nord de l'Irak et sur l'ensemble du terrain afin d'aider la coalition et les forces de sécurité irakiennes à dresser un portrait plus complet de la menace qu'elles doivent affronter et d'améliorer leur capacité à cibler, affaiblir et vaincre l'ÉI.

Pour plusieurs sources et experts interrogés par La Presse Canadienne, cela signifie l'entrée en scène du CST et des spécialistes du 21e Régiment de guerre électronique.

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