Washington intensifie son déploiement en Syrie et en Irak

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En Syrie, «là où nous trouverons de nouvelles opportunités de développer» le groupe des forces spéciales déjà sur place, «nous serons prêts à le renforcer».

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
Washington

Washington est «prêt à renforcer» la cinquantaine de soldats des forces spéciales envoyés dans le nord de la Syrie, et déploie une unité de forces spéciales en Irak pour des raids contre le groupe État islamique, a indiqué mardi le secrétaire à la Défense Ashton Carter.

En Syrie, «là où nous trouverons de nouvelles opportunités de développer» le groupe des forces spéciales déjà sur place, «nous serons prêts à le renforcer», a déclaré M. Carter devant la commission des forces armées de la Chambre des représentants.

En Irak, les États-Unis «sont en train de déployer» une «unité spécialisée» des forces spéciales pour «aider les forces irakiennes et kurdes peshmergas» à mener des raids sur le terrain contre le groupe État islamique, a-t-il ajouté.

«Ces forces spéciales seront à terme capables de conduire des raids, libérer des otages, obtenir du renseignement et capturer des responsables du groupe État islamique», selon M. Carter.

Il s'agit de «créer un cercle vertueux où du meilleur renseignement génère plus de cibles, plus de raids, et plus de pression» sur le groupe État islamique, a-t-il expliqué.

Cette unité de forces spéciales «sera également en position de conduire des opérations unilatérales» en Syrie, selon M. Carter.

Ce renforcement de l'implication des forces spéciales  traduit la volonté de Washington d'intensifier son effort contre le groupe État islamique, après plus de quinze mois de campagne.

Il grignote un peu plus le principe du «pas de soldats sur le terrain» (no boots on the ground) posé par le président Obama.

Le déploiement de quelque 50 forces spéciales sur le terrain en Syrie pour aider les forces arabes et kurdes avait déjà été annoncé le 30 octobre par la Maison-Blanche.

Jusqu'à cette date, les États-Unis avaient privilégié contre le groupe État islamique les frappes aériennes. Ils avaient aussi envoyé 3500 conseillers militaires et formateurs en Irak, restant à l'écart des combats.

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