Le premier ministre Abadi refuse des troupes étrangères sur le sol irakien

Le premier ministre irakien Haïdar al-Abadi.... (PHOTO HADI MIZBAN, ARCHIVES AP)

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Le premier ministre irakien Haïdar al-Abadi.

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Le groupe État islamique

International

Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
BAGDAD

Le premier ministre irakien Haïdar al-Abadi a réitéré lundi son opposition au déploiement de forces étrangères au sol en Irak pour combattre les djihadistes de l'État islamique (EI).

Durant une rencontre avec le ministre australien de la Défense David Johnston, à Bagdad, M. Abadi a réaffirmé son «rejet de toute intervention (étrangère) au sol en Irak», a indiqué son bureau dans un communiqué.

Les États-Unis comme la France mènent des frappes aériennes contre les positions de l'EI en Irak, une campagne que les Américains pourraient étendre à la Syrie voisine, où les djihadistes de ce groupe ultra-radical sèment également la terreur.

La Maison-Blanche a assuré à plusieurs reprises qu'elle n'enverrait pas de soldats au sol pour combattre l'EI, alors qu'elle a retiré les troupes américaines d'Irak fin 2011, après huit ans de présence.

Néanmoins, les États-Unis ont annoncé le déploiement de 1600 militaires américains dans le pays, notamment pour soutenir les forces kurdes et fédérales en termes d'équipements, de formation et de renseignements, face aux djihadistes qui se sont emparés de larges régions du pays.

Tony Blair n'écarte pas l'envoi de troupes au sol

Tony Blair, émissaire du Quartet international pour le Proche-Orient, a quant à lui appelé lundi à ne pas écarter la possibilité d'envoyer des troupes au sol pour combattre les jihadistes de l'État islamique en Syrie et en Irak.

«À moins d'êtres prêts à combattre ces individus sur le terrain, vous pourrez peut-être les contenir, mais vous ne les vaincrez pas», a déclaré l'ancien premier ministre britannique lors d'une interview à BBC News.

Dans un long message publié sur le site internet de sa fondation, «Tony Blair Faith Foundation», il a affirmé : «vous ne pouvez pas déraciner cet extrémisme sans aller là où il est apparu, pour le combattre».

«Il peut y avoir une abondance de diplomatie, l'apaisement autant que possible des souffrances humanitaires, des condamnations, mais à moins que tout cela ne soit accompagné de combats physiques, nous allons atténuer le problème, mais nous n'allons pas le vaincre», a-t-il fait ajouté.

L'organisation État islamique a lancé lundi un appel à ses partisans à tuer des citoyens, notamment américains, canadiens et français, des pays formant la coalition internationale mise en place pour combattre le groupe djihadiste en Irak et en Syrie.

Les États-Unis et la France sont les deux pays qui ont jusqu'à présent mené des frappes aériennes en Irak sur des positions de l'EI, un groupe qui a déclaré en juillet un «califat» à cheval sur la Syrie et l'Irak, dont il contrôle de larges secteurs.

Si le président Obama refuse pour l'heure d'envoyer des soldats au sol pour combattre l'EI, mais il est confronté à un certain scepticisme aux États-Unis. Les élus républicains notamment estiment que des frappes aériennes ne suffisent pas à contrer les djihadistes compte tenu notamment de la faiblesse de l'armée en Irak.




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