Marine Le Pen fustige le «système» et l'immigration

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Élysée 2012
Élysée 2012

La course pour la présidentielle française de 2012 qui oppose en première ligne le président sortant Nicolas Sarkozy au socialiste François Hollande, alors que la frontiste Marine Le Pen et le centriste François Bayrou tenteront de brouiller les cartes. »

«La nationalité française s'hérite ou se mérite», a... (Photo: Reuters)

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«La nationalité française s'hérite ou se mérite», a déclaré Marine Le Pen lors d'un rallye mardi à Paris, en agitant le spectre du «franco-algérien» Mohamed Merah, l'auteur des tueries de Toulouse.

Photo: Reuters

Agence France-Presse
Paris

La candidate de l'extrême droite à la présidentielle en France Marine Le Pen a fustigé mardi le «système» qui voudrait imposer un duel Sarkozy/Hollande et attaqué sur l'immigration, son thème de prédilection, pour son dernier meeting de campagne.

Tour à tour, lors de ce meeting organisé à Paris, la présidente du Front national a étrillé le président sortant candidat à sa succession Nicolas Sarkozy et le candidat socialiste François Hollande donné favori des sondages au second tour, à cinq jours du premier dimanche.

«Nicolas Sarkozy, vous n'échapperez pas à votre bilan, à votre renoncement à vos trahisons, ni à la sanction que vous méritez», a-t-elle lancé au président sortant qui tente de rééditer son coup de 2007 pour grappiller des voix au Front national en multipliant des déclarations très à droite sur l'immigration et l'islam. Elle a qualifié le vote Sarkozy, qu'elle redoute, de «totalement inutile».

Avec autant de vigueur, elle a fustigé François Hollande donné par les sondages grand gagnant du second tour après un premier tour où il serait au coude à coude avec Nicolas Sarkozy.

«Il est beau le PS de François Hollande, le banquier tranquille, qui a laissé la corruption gangrener des fédérations entières de son parti, voler les pauvres, qui va à Londres, à la City, rassurer le monde bancaire qui ne risque rien, et se fait adouber par le Financial Times qui le trouve très bien dans la politique de rigueur», a-t-elle lancé.

Alors qu'en janvier, un tiers des Français souhaitait qu'elle réédite l'exploit de son père Jean-Marie Le Pen en 2002, en se qualifiant pour le second tour, Marine Le Pen a vu les intentions de vote stagner. Elle est désormais créditée de 15% à 16,5% des intentions de vote, ce qui la place en troisième position, voire en quatrième, derrière le leader de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon.

«Nous allons leur montrer qu'ils ont tort», a-t-elle martelé en visant les «sachants», «les experts», journalistes, sondeurs et tout ce qu'elle a pu relier aux «élites mondialisées». «Nous allons les remettre à leur place.»

Marine Le Pen a également attaqué sur son thème de prédilection, l'immigration, devant 6000 partisans scandant: «on est chez nous! on est chez nous!».

«Plus d'immigration, c'est plus de chômage, plus d'insécurité, plus de déficit budgétaire, plus de dette, une charge écrasante», a-t-elle lancé après avoir consacré une large partie de son discours à la dénonciation de l'Union européenne.

«La nationalité française s'hérite ou se mérite», a-t-elle ajouté en agitant le spectre du «franco-algérien» Mohamed Merah, l'auteur des tueries de Toulouse, dans le sud-ouest de la France, en mars.

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