L'Égypte libère un journaliste d'Al-Jazeera: de l'espoir pour le Canadien Fahmy?

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Le journaliste australien d'Al Jazeera Peter Greste emprisonné en Égypte avec son collègue canado-égyptien Mohamed Fahmy a été expulsé dans son pays d'origine, l'Australie. Pour le moment, aucune annonce n'a été faite concernant Mohamed Fahmy, mais selon le réseau ABC, sa libération devrait suivre.

Aucune information n'a filtré concernant le producteur égyptien Baher Mohamed qui avait été arrêté le 29 décembre 2013 avec les deux journalistes. Le trio a été accusé d'avoir «diffusé de fausses informations» en «soutien» aux Frères musulmans. Greste et Fahmy ont été condamnés en juin dernier à 7 ans de prison alors que leur collègue a reçu une peine de 10 ans.

Un nouveau procès a toutefois été ordonné au début du mois de janvier, mais la Cour a refusé de libérer les accusés d'ici à ce que la cause soit entendue de nouveau.

«La décision d'expulser Peter Greste vers l'Australie a été prise par décret présidentiel», a déclaré à l'AFP un haut responsable du ministère de l'Intérieur citant un communiqué de son administration. Le mois dernier, le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi avait annoncé qu'un nouveau décret lui donnait maintenant le droit de déporter des étrangers condamnés ou accusés.

Le réseau ABC affirme que le ministre de l'Intérieur égyptien a confirmé que la libération de Fahmy « suivra ». D'autres médias indiquent toutefois qu'il devra d'abord perdre sa nationalité égyptienne.

Le média égyptien indépendant Mada Masr publie aujourd'hui une lettre de la mère de Fahmy dans laquelle elle implore le président égyptien al-Sisi de libérer son fils.

« Monsieur le Président, en tant que journaliste, mon fils n'a jamais travaillé pour ternir l'image de l'Égypte. C'est plutôt ce dossier [sur l'emprisonnement de journalistes] d'Al Jazeera qui salit maintenant la réputation de l'Égypte à l'étranger», écrit-elle (traduction libre).

Elle cite également son fils qui lui a confié il y a quelques jours : «Le plus difficile à propos de l'emprisonnement est de savoir que vous êtes innocent. Je vais me battre pour prouver mon innocence aussi longtemps qu'il le faudra parce que la liberté est un droit, pas un privilège.»

Le Canada espère la libération de Fahmy

Le gouvernement canadien a dit dimanche espérer la libération rapide de Mohamed Fahmy.

Dans une déclaration écrite, le ministre des Affaires étrangères John Baird a qualifié la libération et l'expulsion de Peter Greste «de développements positifs» et s'est dit «très confiant que le cas de M. Fahmy sera résolu très vite».

John Baird s'était rendu en Egypte mi-janvier pour tenter d'obtenir la libération de Mohamed Fahmy.

Dans leur déclaration dimanche, John Baird et sa collègue Lynne Yelich, chargée des Affaires consulaires, ont assuré «continuer à travailler étroitement avec le gouvernement égyptien» pour cette libération.

L'ambassade canadienne au Caire continue d'apporter l'assistance nécessaire à Mohamed Fahmy, a indiqué Mme Yelich.

Un avocat de M. Fahmy a indiqué que son client saluait la libération de son collègue. «Il m'a dit de dire qu'il était très heureux que Peter ait été libéré et qu'il espère bénéficier d'un même sort.»

- Avec l'Agence France Presse et Associated Press

Al-Jazeera réclame la libération de ses autres journalistes

La chaîne de télévision Al-Jazeera s'est félicitée dimanche de la libération de son reporter australien Peter Greste et a réclamé la libération de ses autres journalistes toujours détenus en Égypte.

«Nous sommes heureux que Peter et sa famille puissent être réunis», a déclaré Mostefa Souag, directeur général par intérim d'Al-Jazeera Media Network, basée au Qatar.

Cependant, «nous ne retrouverons pas la quiétude tant que Baher (Mohamed) et Mohamed (Fahmy) ne retrouveront pas aussi leur liberté», a-t-il ajouté en référence à deux autres journalistes de la chaîne, un Égyptien et un Égypto-canadien, qui ont été emprisonnés fin 2013, avec M. Greste.

«C'était une épreuve incroyable et injustifiable pour eux, et ils ont fait face avec dignité», a déclaré M. Souag, notant que «l'intégrité de Peter n'est pas seulement intacte, mais elle a été encore renforcée par le courage et le sacrifice dont il a fait preuve».

Après la libération de Peter Greste, «les autorités égyptiennes ont le pouvoir de bien terminer (l'affaire) aujourd'hui» en libérant les deux autres journalistes d'Al-Jazeera, a-t-il conclu.

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