Libye: 13 morts dans l'attaque contre un champ pétrolier

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La production de pétrole est tombée à quelque 350 000 barils par jour en décembre alors que Fajr Libya (photo) a lancé une offensive meurtrière pour s'emparer de terminaux pétroliers dans l'Est libyen.

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Agence France-Presse
Tripoli

Huit gardes libyens, trois Philippins et deux Ghanéens ont été tués dans une attaque menée par un groupe d'inconnus contre un champ pétrolier dans le centre de la Libye, a indiqué à l'AFP un commandant des gardes des installations pétrolières.

«Huit Libyens, trois Philippins et deux Ghanéens sont morts dans l'attaque. Ils ont tous été égorgés, à l'exception d'un Libyen tué par balle», a déclaré cet officier, Hakim Maazzab, à la tête d'une force chargée de sécuriser les sites pétroliers dans cette région désertique au sud de Syrte (centre).

Plus tôt dans la journée, la Compagnie nationale de pétrole (NOC) avait annoncé qu'un groupe armé avait attaqué le champ al-Mabrouk exploité par une coentreprise qu'elle dirige et dans laquelle le groupe français Total détient des parts.

La NOC n'a pas été en mesure toutefois de préciser s'il y a eu des victimes, affirmant plus tard «avoir perdu tout contact avec le champ après l'évacuation du personnel».

M. Maazzab est à la tête d'une force qui assure la sécurité dans un autre site à proximité du champ al-Mabrouk.

Il a affirmé que ses hommes s'étaient rendus à al-Mabrouk après avoir été informés de l'attaque.

M. Maazzab a indiqué avoir perdu quatre de ses hommes en plus de quatre autres gardes qui se trouvaient sur place au moment de l'assaut.

Dans une déclaration à l'AFP, un porte-parole des gardes des installations pétrolières, Ali al-Hassi, a accusé la branche libyenne du groupe État islamique (EI) d'être derrière l'assaut, sans donner d'autres détails.

Le porte-parole du gouvernement français Stéphane Le Foll, avait assuré plus tôt qu'il «n'y a pas d'Occidentaux, pas de Français parmi les victimes», en précisant que Paris était «en train de vérifier le nombre de victimes».

Total a indiqué de son côté que le groupe avait été informé de l'attaque, ajoutant que «compte tenu de la situation sécuritaire en Libye, il n'y a plus aucun personnel de Total depuis 2013 sur le champ», selon un porte-parole. «Total n'est pas opérateur. Le site est opéré par la compagnie Mabruk Oil Operation, dirigée par la NOC».

Le site d'Al-Mabrouk se trouve à 170 km au sud de Syrte, une ville située à environ 500 km à l'est de Tripoli et contrôlée par des groupes radicaux comme Ansar Asharia. Le champ est à l'arrêt, comme de nombreuses autres installations pétrolières du pays plongé dans le chaos, en raison des violences et du fonctionnement ralenti des terminaux d'exportation.

«C'est un champ onshore qui ne produit plus depuis décembre 2014 pour des raisons de sécurité. Il n'y a aucune activité opérationnelle sur le champ» qui produisait environ 40 000 barils par jour, selon la porte-parole de Total.

Depuis plusieurs jours, la Libye est le théâtre d'une série d'attaques revendiquées ou attribuées à l'EI. La plus spectaculaire a visé le 27 janvier l'hôtel Corinthia au coeur de la capitale libyenne, qui s'est soldée par la mort de neuf personnes dont cinq étrangers et a été revendiquée par le groupe ddjihadiste.

L'industrie pétrolière libyenne, autrefois lucrative, est durement affectée par l'anarchie dans le pays. Avant la révolte de 2011, la production s'élevait à plus de 1,5 million de barils par jour, représentant 95% des exportations du pays et 75% de ses revenus.

Mais la production est tombée à quelque 350 000 barils par jour en décembre alors que Fajr Libya a lancé une offensive meurtrière pour s'emparer de terminaux pétroliers dans l'Est libyen. L'armée a repoussé cet assaut, qui a provoqué des incendies dans des réservoirs pétroliers au terminal d'Al-Sedra.

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