Syrie: accord pour le retrait des rebelles de Homs

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À Homs, troisième ville du pays où une poignée de quartiers rebelles sont soumis depuis deux ans à un siège impitoyable de l'armée, un accord a été conclu en vue d'un retrait des près de 1200 insurgés de la vieille ville et ses environs, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

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Les manifestations pour un changement de régime en Syrie donnent lieu à de violentes répressions. Lisez notre dossier sur le sujet. »

Agence France-Presse
DAMAS

Le régime syrien et les rebelles ont conclu vendredi un accord en vue d'un retrait des insurgés de leurs bastions dans la cité de Homs assiégés depuis deux ans, un succès militaire pour Bachar al-Assad avant la présidentielle.

À un mois de l'élection du 3 juin qui devrait aboutir à la réélection sans surprise de M. Assad, la violence redouble avec un attentat suicide dans la province de Hama (centre), faisant 20 morts, dont 12 enfants, et des raids aériens du régime sur Alep (nord) ayant fait une cinquantaine de morts en deux jours, selon une ONG.

Dans ce conflit très complexe où le front entre loyalistes et rebelles s'est doublé d'une guerre fratricide entre groupes jihadistes, le chef d'Al-Qaïda Ayman al-Zawahiri a appelé sa branche en Syrie, le Front Al-Nosra, à cesser de combattre ses rivaux.

À Homs, troisième ville du pays où une poignée de quartiers rebelles sont soumis depuis deux ans à un siège impitoyable de l'armée, un accord a été conclu en vue d'un retrait des près de 1200 insurgés de la vieille ville et ses environs, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

«Une trêve est entrée en vigueur vendredi» en vue de l'application de cet accord, a précisé l'ONG.

Selon son directeur, Rami Abdel Rahmane, les discussions se poursuivent toujours entre représentants des deux protagonistes et la trêve va être probablement prolongée au-delà du délai de 24 heures initialement prévu.

«Il n'y a pas de retrait attendu (vendredi) soir», a-t-il dit à l'AFP.

Des militants ont expliqué que les discussions portaient sur les modalités de retrait des rebelles, notamment sur la possibilité pour les insurgés de garder leurs armes ou non.

Homs était surnommé «capitale de la révolution» par les militants en raison de l'ampleur des manifestations pacifiques qui y ont eu lieu au début de la révolte en mars 2011 et qui a été réprimée dans le sang avant de se transformer en guerre civile.

Jarba aux États-Unis 

En raison de l'importance stratégique de la ville, l'armée s'est employée à coups d'assauts et de raids aériens dévastateurs à en reprendre la majorité des quartiers.

Si le retrait a bien lieu, les rebelles ne contrôleront plus que Waer, un quartier résidentiel à la périphérie de Homs où vivent des centaines de milliers d'habitants dont beaucoup de déplacés, et qui est régulièrement bombardé par l'armée.

L'accord devrait renforcer la position du régime qui se prépare à organiser dans les zones sous son contrôle de la présidentielle, alors que la guerre continue de faire rage avec 150 000 morts et plus de neuf millions de déplacés et de réfugiés en trois ans. L'opposition en exil et l'Occident ont qualifié ce scrutin de «parodie de la démocratie».

Enregistrant une autre avancée, le régime a pris l'entrée nord-est d'Alep (nord) et se trouve désormais à seulement 1,5 km de la prison de la ville, assiégée par les insurgés, selon l'OSDH et une source de sécurité.

Face à ces succès militaires du régime qui en a enregistré d'autres ces derniers mois, le chef de l'opposition en exil Ahmad Jarba doit se rendre le 7 mai aux États-Unis pour leur demander de livrer des armes sophistiquées à la rébellion afin de tenter de changer l'équilibre des forces sur le terrain, selon son bureau.

Londres, pour sa part, a annoncé la reprise des livraisons d'équipements militaires non létal à la rébellion.

Combats malgré l'appel de Zawahiri 

Sur le terrain, les attaques contre la communauté alaouite dont est issu M. Assad ont continué avec deux attentats suicide dans la province de Hama, où au moins 20 personnes, dont 12 enfants, ont péri.

Les rebelles du Front Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda qui a revendiqué un attentat sanglant contre une région alaouite à Homs mardi, ont par ailleurs été rappelés à l'ordre par Ayman Al-Zawahiri.

Ce dernier leur a «ordonné» de cesser «immédiatement» de combattre leurs rivaux jihadistes, en référence à l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL), groupe accusé des pires atrocités à l'égard des civils et de volonté hégémonique.

Il a appelé Al-Nosra «à se consacrer au combat» contre le pouvoir syrien.

Mais, selon l'OSDH, les combats se poursuivaient en soirée dans la province de Deir Ezzor (est) entre les deux groupes, pourtant engagés contre le régime.




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