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Afghanistan: le bilan de l'attentat-suicide grimpe à 68 morts

Selon un témoin de l'attaque, Zar Khan, interrogé... (AP)

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Selon un témoin de l'attaque, Zar Khan, interrogé par l'AFP à l'hôpital, «un jeune homme est sorti d'un véhicule et a couru en direction de la foule en criant "Allah Akbar"» (Dieu est grand).

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Agence France-Presse
JALALABAD

Au moins 68 personnes ont été tuées dans l'attentat-suicide contre des manifestants survenu mardi dans l'est de l'Afghanistan, le deuxième plus meurtrier depuis le début de l'année dans un pays qui s'enfonce toujours plus dans la violence.

De 32 morts quelques heures après l'attaque, le macabre bilan a plus que doublé mercredi.

Selon Ataullah Khogyani, porte-parole du gouverneur de la province de Nangarhar, 68 personnes sont décédées et 165 ont été blessées lorsqu'un kamikaze a fait exploser sa charge au milieu d'une foule de manifestants, à environ 70 km de la ville de Jalalabad.

Le directeur des services de Santé de la province, Najibullah Kamawal, a confirmé ce nouveau bilan.

Il est fréquent en Afghanistan que des services provinciaux ou gouvernementaux ne s'accordent pas sur le bilan de victimes lors d'attentats ou de catastrophes, ou que les bilans évoluent les jours suivants.

«Certaines familles ont pu directement ramener des corps dans leurs maisons ou partir directement les enterrer au cimetière sans passer par les hôpitaux», a expliqué à l'AFP Inamullah Miakhil, le porte-parole des services de Santé de la province.

Les hôpitaux Rodat et Ghani Khel, dans le district de Jalalabad, ont rapidement été saturés de personnes qui y ont accouru couvertes de sang, a constaté un correspondant de l'AFP. Des blessés étaient soignés dans les couloirs, les plus gravement atteints étaient transportés à l'hôpital central de Jalalabad.

Aucun groupe insurgé n'a pour l'instant revendiqué cette attaque dans une région où le groupe État islamique (EI) et les talibans sont actifs. Mais la majorité des récents attentats-suicides ont été perpétrés par l'EI.

Selon un témoin de l'attaque, Zar Khan, interrogé par l'AFP à l'hôpital, «un jeune homme est sorti d'un véhicule et a couru en direction de la foule en criant "Allah Akbar"» (Dieu est grand).

1700 civils tués en six mois

Il s'agit du second attentat le plus meurtrier en Afghanistan depuis le début de l'année.

Le 27 janvier, une ambulance piégée avait explosé près de bureaux du ministère de l'Intérieur, dans l'un des quartiers les plus animés au centre de la capitale afghane, faisant officiellement 103 morts et 235 blessés.

De très forte intensité, l'explosion, revendiquée par les talibans, avait littéralement secoué la ville, faisant voler en éclat les vitres alentour dans un quartier pourtant supposé bien gardé, qui abrite de très nombreux bâtiments officiels ou sensibles, dont des ambassades.

Selon un rapport des Nations unies publié mi-juillet, le nombre de civils tués en Afghanistan sur les six premiers mois de l'année a atteint un record de près de 1700 morts, dus en majorité aux attentats de l'EI, le pire bilan en dix ans selon l'ONU.

Kaboul et la province du Nangarhar, dans l'Est, sont les lieux les plus touchés.

Début septembre, au moins 20 personnes, dont deux journalistes venus sur les lieux, avaient été tuées lors d'un double attentat revendiqué par l'EI visant la communauté chiite de la capitale.

À ces attaques où périssent des civils s'ajoutent les assauts contre les forces de sécurité afghanes. Les talibans ont tué près de 60 policiers et soldats dans la nuit de dimanche à lundi dans quatre provinces du nord de l'Afghanistan.

Nouveau dialogue ?

Ces violences dans la capitale et partout dans le pays interviennent alors que le gouvernement afghan et les États-Unis cherchent à pousser les talibans à s'asseoir à la table des négociations pour mettre fin à plus de 38 années de guerre ininterrompue depuis l'invasion soviétique de l'Afghanistan fin 1979.

L'EI, dont les troupes sont bien plus réduites, est laissé à l'écart des discussions.

Présents depuis 2001 en Afghanistan, les États-Unis, qui disposent de 14 000 soldats sur place avaient jusqu'ici toujours refusé tout dialogue bilatéral avec les talibans.




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