La veuve du djihadiste Amedy Coulibaly aurait parlé au magazine de l'EI

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Cet entretien sans photo, mis en ligne dans le numéro 7 de la revue de l'EI, de Hayat Boumeddiene qui se fait désormais appeler «Oum Basir al-Muhajirah n'est pas authentifié.

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Attentats à Paris

Le siège parisien du journal satirique français «Charlie Hebdo» a été la cible d'un attentat terroriste sanglant ayant coûté la vie à au moins 12 personnes dont son directeur de rédaction et dessinateur emblématique Charb et ses trois autres caricaturistes vedettes: Cabu, Wolinski et Tignous. Le pire attentat en sol français depuis 50 ans. Cet attentat a été suivi par deux attaques qui seraient vraisemblablement liées au carnage chez «Charlie Hebdo». »

Agence France-Presse
PARIS

Dans une interview que lui attribue Dabiq, le magazine en anglais du groupe armé État islamique, Hayat Boumedienne, compagne de l'un des auteurs des attentats à Paris et soupçonnée d'avoir fui en Syrie, dit sa «satisfaction» d'avoir émigré «dans une terre où la loi d'Allah s'applique».

Cet entretien sans photo, mis en ligne dans le numéro 7 de la revue de l'EI, de celle qui se fait désormais appeler «Oum Basir al-Muhajirah (mère de Basir, l'émigrante) n'est pas authentifié, mais Dabiq est, depuis son premier numéro, l'un des canaux officiels de communication du groupe.

«Vivre dans une terre où la loi d'Allah s'applique est très satisfaisant», dit la jeune femme de 26 ans, mariée religieusement, mais pas civilement à Amedy Coulibaly, l'auteur de l'attaque contre un supermarché casher à Paris qui a fait quatre morts le 9 janvier. «Je suis heureuse d'avoir accompli cette obligation», ajoute celle qui fait l'objet d'un mandat de recherche émis par la France.

Évoquant son compagnon, abattu par la police, elle affirme qu'il était «très heureux» quand le califat a été proclamé par le chef de l'EI sur les terres qu'il contrôle, en juin 2014.

«Il brûlait du désir de rejoindre ses frères sur les terres du califat et de combattre les ennemis d'Allah», dit-elle. «Il voulait faire sa hijra (émigration définitive en terre d'islam), mais cela l'aurait empêché de mener à bien l'opération qu'il avait prévue en France».

Hayat Boumedienne s'adresse ensuite à «ses soeurs» et les appelle à «soutenir leurs maris, leurs frères, leurs pères et fils. Conseillez-les. Ne leur rendez pas les choses difficiles, facilitez tout ce que vous pouvez pour eux (...) Ne perdez pas votre temps et votre énergie dans des jeux, des futilités et tout ce qui ne vous concerne pas. Apprenez votre religion!»

Dans le même numéro, Dabiq publie également un portrait élogieux d'Amedy Coulibaly, avec plusieurs photos où il apparaît en armes ou en train de prier dans une mosquée. Sous le titre «Le bon exemple d'Abu Basir Al-Ifriqi» (son surnom : père de Basir, l'Africain), Dabiq publie une hagiographie, qui assure qu'il «appelait tout le monde à rejoindre Allah, spécialement en prison».

«Tous ceux qui le connaissaient l'aimaient à cause de son bon caractère et de sa douceur envers les croyants», assure le texte. «S'il voyait l'islam ou les musulmans maltraités, il était triste et voulait faire quelque chose. Personne ne doutait de son courage. C'était un lion, ses actions le prouvent. Il a montré sa puissance face aux infidèles».

Trois jours après la mort d'Amedy Coulibaly, la Turquie avait indiqué que Hayat Boumeddiene se trouvait en Syrie depuis le 8 janvier.

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