Les frères El Bakraoui étaient fichés aux États-Unis

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Khalid et Ibrahim El Bakraoui se sont fait sauter à l'aéroport et dans le métro de Bruxelles, mardi.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Les noms des deux frères Khalid et Ibrahim El Bakraoui, qui se sont fait sauter dans le métro et à l'aéroport de Bruxelles, figuraient dans les fichiers antiterroristes américains, selon la chaîne de télévision américaine NBC.

La chaine américaine cite deux responsables américains anonymes, qui « n'ont pas précisé dans laquelle des nombreuses » bases de données ou listes américaines figuraient les deux frères, a précisé NBC.

Le centre national antiterroriste américain (NCTC), qui coordonne toutes les informations des services de renseignement américains sur des extrémistes potentiels, n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP à ce sujet.

Les deux frères de nationalité belge étaient des caïds endurcis des faubourgs bruxellois et avaient été tous les deux condamnés à de la prison pour des vols et braquages.

Ibrahim El Bakraoui, qui s'est fait sauter à l'aéroport de Bruxelles, avait été expulsé en juillet par la Turquie vers les Pays-Bas, selon le ministère néerlandais de la Justice. Il avait été arrêté en juin par les autorités turques près de la frontière syrienne.

Les autorités turques avaient prévenu La Haye de l'expulsion par note déposée dans un portail électronique, mais cette note « ne présentait absolument aucune information ou clarification » sur les personnes expulsées, selon le ministère néerlandais.

Khalid El Bakraoui, qui s'est fait sauter dans le métro de Bruxelles, était recherché dans l'enquête sur les attentats de Paris pour avoir loué sous un faux nom un logement à Charleroi utilisé par certains assaillants du 13 novembre.

Il était visé depuis le 11 décembre par deux mandats d'arrêt, international et européen, délivrés par les juges d'instruction parisiens chargés d'enquêter sur ces attentats ayant fait 130 morts à Paris et Saint-Denis.

Démissions refusées

Les autorités belges ont été accusées de laxisme dans la lutte antiterroriste après les attentats de mardi, qui ont fait 31 morts et 300 blessés, suivant un bilan provisoire. Les ministres belges de l'Intérieur et de la Justice ont d'ailleurs présenté leur démission, jeudi, mais le premier ministre Charles Michel a refusé de les laisser partir.

Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon a déclaré, au terme d'une rencontre gouvernementale jeudi, que si « l'on aligne tous les faits, on peut se poser de grandes questions » sur la réponse du gouvernement à la menace islamiste.

Le premier ministre Charles Michel a demandé au ministre Jambon et à son collègue de la Justice, Koen Geens, de demeurer en poste, compte tenu des défis auxquels le gouvernement est actuellement confronté.

Les attentats ont exposé au grand jour les failles de sécurité européennes et les appels se multiplient maintenant pour une meilleure coopération des agences du renseignement et pour le renforcement de la lutte contre les extrémistes.

Les ministres européens de la Justice et de l'Intérieur appellent le Parlement européen à adopter « de toute urgence » un accord qui permettrait aux autorités de partager des données sur les voyageurs dans les aéroports.

La question des informations sur les voyageurs dérange depuis longtemps les militants de la protection de la vie privée, et représente un élément important dans le débat sur l'équilibre entre la sécurité et la liberté. Les États-Unis appellent depuis longtemps à un meilleur partage des informations sur les voyageurs, mais les Européens hésitent pour des motifs de protection de la vie privée.

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