Obama à Paris, l'hommage aux victimes au coeur de la nuit

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Barack Obama a retrouvé le président français devant le Bataclan juste après son atterrissage à Paris, vers 00h40.

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Attaques à Paris
Attaques à Paris

Notre dossier spécial sur les attentats du 13 novembre à Paris. »

Jérôme CARTILLIER
Agence France-Presse
Paris

Immobile, les yeux rivés vers le sol où s'entremêlent des bougies, des drapeaux, des fleurs et des dessins, Barack Obama ne dit pas un mot.

Le président des États-Unis se recueille, dans la nuit de dimanche à lundi, devant la salle de concerts parisienne du Bataclan.

C'est dans ce lieu de fête que le 13 novembre au soir, trois djihadistes ont tiré dans la foule avant de se faire exploser, tuant 90 personnes.

Face au bâtiment, Obama reste silencieux. Il fait un pas en avant, se penche pour déposer la rose qu'il tenait dans la main, puis recule et se fige.

À sa droite, le président français François Hollande qu'il a reçu à la Maison Blanche il y a cinq jours. A la droite de ce dernier, Anne Hidalgo, maire de Paris.

A peine arrivé de Washington à bord d'Air Force One, peu avant minuit, il s'est rendu directement, grâce à l'imposant cortège présidentiel américain, vers cette salle de spectacle de l'est parisien.

Pour des raisons de sécurité, la brève visite n'avait pas été annoncée à l'avance par la Maison-Blanche. Le président américain doit participer, lundi, à la 21e conférence de l'ONU sur le climat.

Seize jours après l'attaque, le Bataclan reste un point de ralliement. Des chefs d'État et de gouvernement ou encore le groupe de rock irlandais U2 sont venus y rendre hommage aux victimes.

Des milliers d'anonymes s'y sont aussi pressés, comme devant les autres lieux où les djihadistes ont frappé.

«Nous sommes tous Français»

Depuis cette nuit de terreur, le président américain a multiplié les signes de solidarité avec la France.

Quelques heures à peine après le drame, alors que le bilan (130 morts et 350 blessés) n'était pas encore connu, il dénonçait, depuis la Maison-Blanche, une attaque visant «toute l'humanité et nos valeurs universelles».

Onze jours plus tard, recevant M. Hollande dans le Bureau ovale, il insistait sur les liens singuliers existant entre les deux pays. «Vous nous avez aidés à gagner notre indépendance, nous avons aidé les Français à se libérer du fascisme.» «Nous sommes tous Français», lançait-il, en français.

Lors des attentats de janvier 2015 contre le journal satirique Charlie Hebdo et un supermarché cacher, l'exécutif américain avait été critiqué pour avoir sous-estimé l'ampleur de la mobilisation, tant populaire que politique.

La «marche républicaine» qui avait suivi, plus importante manifestation depuis la Libération en 1944, avait rassemblé près de quatre millions de personnes à travers la France.

Et alors qu'une cinquantaine de chefs d'État et de gouvernement s'étaient retrouvés près de la place de la République, Washington n'était représenté que par son ambassadrice en France.

Fait rare, la Maison-Blanche avait fait son mea culpa, reconnaissant avoir, sur ce coup-là, sous-estimé l'importance des symboles.

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