Au moins 27 migrants tués dans un naufrage au large de la Turquie

Un garde-côte turc porte le corps d'un enfant... (PHOTO AFP/STR)

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Un garde-côte turc porte le corps d'un enfant qui figure au nombre des 35 victimes qui ont perdu la vie en mer Égée, lundi, sur un bateau de secours, dans la région de Balikesir.

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Crise migratoire

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Crise migratoire

L'Europe fait face à une crise migratoire sans précédent, alors que depuis 2015 des centaines de milliers de personnes ont tenté de traverser la Méditerranée pour trouver refuge dans l'«Eldorado européen», plusieurs y laissant leur vie. Un nombre de réfugiés poussé à la hausse notamment par la guerre syrienne et l'établissement du «califat» de l'EI à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
ANKARA

Au moins 27 migrants, dont au moins 11 enfants, ont trouvé la mort lundi en mer Égée, au large des côtes occidentales de la Turquie, dans un naufrage survenu alors qu'ils tentaient de rallier les îles grecques, ont annoncé les gardes-côtes.

Un précédent bilan fourni par l'agence de presse Dogan faisait état de 24 morts.

Ce nouveau drame est survenu au large de la localité d'Edremit (ouest). Une petite embarcation surchargée de 40 passagers a chaviré alors qu'elle avait pris la direction de l'île de Lesbos, selon les gardes-côtes.

Quatre personnes ont pu être sauvées, le reste des passagers était toujours porté disparu, malgré les recherches menées par plusieurs navires et un hélicoptère.

Selon les médias, ce groupe de migrants a emprunté cette route, plus longue que celles généralement utilisées entre la côte turque et Lesbos, pour contourner les patrouilles mises en place par les gendarmes le long de la côte.

Ce naufrage est intervenu le jour d'une courte visite de travail à Ankara lundi de la chancelière allemande Angela Merkel, venue presser les Turcs d'en faire plus pour ralentir le flux des migrants vers l'Europe.

À l'issue d'un entretien avec le premier ministre turc Ahmet Davutoglu, Mme Merkel a annoncé que les deux pays allaient solliciter l'aide de l'OTAN, dont ils sont membres, pour mieux contrôler les côtes turques.

Ankara et Bruxelles ont signé fin novembre un «plan d'action» qui prévoit une aide européenne de 3 milliards d'euros (4,6 milliards de dollars CAN) aux autorités turques en échange de leur engagement à mieux contrôler leurs frontières et à lutter contre les passeurs.

Les pays européens ont validé mercredi le financement de cette enveloppe financière, mais l'accord tarde à avoir des effets tangibles.

La Turquie, qui accueille officiellement quelque 2,7 millions de Syriens et 300 000 Irakiens qui ont fui leur pays en guerre, est devenue l'un des principaux points de départ des migrants qui veulent s'installer en Europe.

Selon les dernières statistiques publiées par le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), quelque 68 000 migrants sont parvenus à traverser la mer Égée pour entrer en Grèce depuis le début de l'année.

L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a de son côté recensé 284 décès de migrants pendant la même période sur cette route.

 

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