Slovénie : la police disperse des migrants avec des gaz lacrymogènes

Un homme montre son enfant à un policier... (Photo Srdjan Zivulovic, Reuters)

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Un homme montre son enfant à un policier retranché derrière son bouclier, à Harmica, vendredi. La police a par la suite dispersé les manifestants avec du gaz lacrymogène.

Photo Srdjan Zivulovic, Reuters

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Crise migratoire

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Crise migratoire

L'Europe fait face à une crise migratoire sans précédent, alors que depuis le début de l'année plus de 350 000 personnes ont tenté de traverser la Méditerranée pour trouver refuge dans l'«Eldorado européen», plusieurs y laissant leur vie. Un nombre de réfugiés poussé à la hausse notamment par la guerre syrienne et l'établissement du «califat» du groupe armé État islamique à cheval sur l'Irak et la Syrie. Mais cette crise n'est pas exclusive à l'Europe, l'Asie du Sud-Est aux prises avec un trafic de migrants aussi tentaculaire que meurtrier connaît également cette triste réalité. »

Agence France-Presse
HARMICA

La police slovène a dispersé vendredi soir avec des tirs de gaz lacrymogènes un groupe de plusieurs centaines de migrants qui cherchait à forcer sa frontière avec la Croatie.

L'incident est survenu au poste-frontière de Harmica, où les migrants, soutenus par des militants croates et slovènes, demandaient à pouvoir entrer en Slovénie.

Après une heure de tension, la police antiémeute slovène a eu recours aux gaz lacrymogène contre les migrants, parmi lesquels se trouvaient des enfants, qui tentaient de repousser un cordon policier sur le pont marquant la frontière croato-slovène.

Vendredi, le premier ministre Miro Cerar avait déclaré que la Slovénie pourrait créer des couloirs de transit pour les migrants s'ils continuaient d'affluer en grand nombre, afin de leur permettre de gagner l'Europe occidentale dans de bonnes conditions.

« Si la pression des réfugiés devient trop importante, la Slovénie va certainement discuter d'itinéraires ou de ce qu'on appelle des couloirs, avec tous les pays qui pourraient être concernés », a déclaré M. Cerar dans un communiqué après une réunion du Conseil national de sécurité.

Les autorités slovènes ont enregistré vendredi plus d'un millier de migrants entrés dans le pays, alors que 700 étaient toujours massés au poste-frontière d'Obrezje, 20 km à l'est de la capitale croate, Zagreb.

« De nouveaux réfugiés arrivent continuellement et il est donc très difficile d'avoir des chiffres exacts », a déclaré une porte-parole de la police, Alenka Drenek, à l'AFP, faisant référence aux migrants qui continuaient d'arriver au poste-frontière d'Obrezje vendredi soir.

La Slovénie a suspendu jeudi le trafic ferroviaire avec la Croatie après qu'un groupe de 150 migrants avait tenté d'entrer dans le pays à bord d'un train à destination de Zurich.

Un train avec environ 1500 migrants, le deuxième depuis jeudi matin, est arrivé vendredi à Zagreb à proximité de la frontière slovène, alors que des milliers d'autres migrants venus de Serbie étaient acheminés par bus vers la frontière hongroise au nord-est.

Jusqu'à 10 000 réfugiés

La Slovénie est prête à accueillir « jusqu'à 10 000 » réfugiés si ceux-ci font une demande d'asile auprès d'elle, a déclaré l'ambassadrice slovène en Allemagne, Marta Kos Marko, dans une interview à paraître samedi dans la presse allemande.

« Lorsque les réfugiés déposent une demande d'asile chez nous, nous les accueillons et les protégeons. Nous avons les capacités pour cela. Nous pourrions en accueillir jusqu'à 10 000 », a déclaré Mme Kos Marko dans un entretien au quotidien régional Rheinische Post.

En cas de dépôt de demandes supérieures à ce chiffre, le pays se verrait toutefois contraint de demander l'aide de l'Europe.

« Nous agirons conformément aux règles des accords de Schengen et de Dublin. Dans le même temps nous restons humanitaires », a assuré l'ambassadrice slovène.

« Nous aussi, nous avons connu la solidarité quand nous étions en guerre en 1991. À cette époque, l'Autriche et l'Italie avaient été immédiatement prêts à nous aider. Par conséquent, nous nous sentons un devoir moral d'aider les réfugiés », a-t-elle encore ajouté.

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