Un Ken en chair et en os pour dénoncer les conditions de fabrication des jouets

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Les passants étaient invités à se faire photographier à côté de la boîte géante contenant un Ken en veste noire et collants bariolés installée devant la gare de cette ville suisse.

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Agence France-Presse
LAUSANNE

Une version en chair et en os de Ken, le fiancé de la célèbre poupée Barbie, a pris place mercredi dans un emballage géant à Lausanne pour une campagne menée par une ONG afin de dénoncer les conditions de travail dans les usines de jouets en Chine.

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L'ONG Solidar Suisse, à l'origine de cette action, a mis en ligne une pétition pour demander à Mattel et aux autres acteurs du secteur de garantir des conditions de travail décentes dans leurs usines de Chine et chez leurs sous-traitants.

photo FABRICE COFFRINI, AFP

Les passants étaient invités à se faire photographier à côté de la boîte géante contenant un Ken en veste noire et collants bariolés installée devant la gare de cette ville suisse.

L'ONG Solidar Suisse, à l'origine de cette action, a mis en ligne une pétition pour demander à Mattel et aux autres acteurs du secteur de garantir des conditions de travail décentes dans leurs usines de Chine et chez leurs sous-traitants.

« Cette pétition qui compte déjà 3000 signatures sera déposée le 15 décembre au siège européen de Mattel à Amsterdam », a expliqué sur place Lionel Frei, porte-parole de l'ONG.

Dans un courriel transmis à l'AFP, Mattel assure s'être « engagée à ce que chaque personne fabriquant nos jouets et nos produits soit traitée équitablement, avec respect, et puisse travailler dans un environnement sûr et sain ».

« Nos normes en matière de travail, de santé, de sécurité et d'environnement ainsi que nos procédures de contrôle reflètent cet engagement », affirme la société américaine.

La semaine dernière, Solidar avait déjà demandé à une jeune femme blonde de manifester sous les traits de Barbie contre les conditions de travail dans les usines en Chine en s'exposant dans un carton d'emballage géant, installé sur la principale artère commerciale de Zurich.

À l'approche des fêtes, l'ONG entend attirer l'attention sur le fait que « plus de la moitié des jouets qui arrivent sous le sapin en Suisse sont fabriqués par des ouvriers et des ouvrières chinois qui travaillent jusqu'à 11 heures par jour sur les chaînes de montage », explique M. Frei.

Solidar Suisse, qui se réfère à une enquête réalisée par l'ONG China Labor Watch, souligne également que les ouvriers peuvent être exposés à des solvants toxiques et dénoncent les salaires « insuffisants ».

Selon cette organisation, doubler les salaires n'augmenterait le prix d'une Barbie, vendue 30 francs suisses (près de 40 $ CAN) en magasin, que de deux centimes.

La campagne se poursuivra en France à travers une action similaire organisée par ActionAid France, prévue pour le 7 décembre à Paris.

La poupée emblématique de la marque de jouet Mattel a fait l'objet cette année d'une exposition à Paris au Musée des Arts Décoratifs. À travers quelque 700 poupées, cette rétrospective s'est efforcée de décrypter le succès de cette célèbre blonde en plastique, cible de critiques pour ses mensurations irréalistes, mais aussi de la présenter comme une femme moderne, de son temps.

Pour enrayer la chute des ventes, la société Mattel a lancé en janvier une nouvelle gamme, revoyant entièrement sa morphologie.

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