Le don saoudien de 681 millions au premier ministre malaisien

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Le premier ministre malaisien Najib Razak à Kuala Lumpur, le 15 juillet dernier.

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Agence France-Presse
KUALA LUMPUR

La famille royale saoudienne a effectué un «don» de 681 millions de dollars qui a empêtré le premier ministre malaisien, Najib Razak, dans un scandale financier, a indiqué mardi le procureur général, écartant tout soupçon de corruption.

Un examen des preuves rassemblées par l'Agence malaisienne de lutte contre la corruption a montré que cette somme était un «don personnel de la famille royale saoudienne», a déclaré le procureur général, Mohammed Apandi Ali, sans fournir de détails sur la justification d'un tel montant au chef du gouvernement de ce pays d'Asie du Sud-Est.

«Je suis satisfait de voir qu'il n'y a aucune preuve montrant que le don était une forme de gratification accordée de manière corrompue, ou toute chose liée à sa qualité de premier ministre», a poursuivi le procureur général.

Les appels à la démission de Najib émanant de l'opposition, mais aussi de son propre camp, se sont multipliés depuis la révélation en juillet dernier de cet important versement en 2013 sur ses comptes personnels, dans le cadre du scandale financier de la société publique 1Malaysia Development Berhad (1MDB) créée à son arrivée au pouvoir en 2009 pour moderniser le pays, et aujourd'hui endettée à hauteur de 10 milliards d'euros (environ 15 milliards de dollars).

Najib a toujours nié tout acte répréhensible et contesté les accusations selon lesquelles cette somme avait été siphonnée dans les comptes de 1MDB. Mais jusqu'ici, l'origine précise de cet argent n'avait pas été spécifiée. Des responsables du gouvernement avaient simplement indiqué que la somme provenait de donateurs anonymes du Moyen-Orient.

Quelques semaines après la révélation de ce versement, l'ancien vice-premier ministre Muhyiddin Yassin, qui avait réclamé de la transparence sur cette affaire, avait été limogé par Najib. Et le procureur général de l'époque, Abdul Gani Patail, alors engagé dans l'enquête sur des faits de corruption présumés, avait été démis de ses fonctions et remplacé par Apandi, qui a des liens avec le parti au pouvoir de Najib.

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