Nucléaire: Pyongyang prêt à s'expliquer avec Washington

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Les États-Unis, qui disposent de 30 000 militaires déployés en permanence en Corée du Sud, mènent chaque année des manoeuvres conjointes avec leur allié asiatique.

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Agence France-Presse
New York

La Corée du Nord a proposé mardi de prendre contact directement avec Washington pour expliquer sa proposition de suspendre temporairement un futur essai nucléaire en échange de la suspension des traditionnelles manoeuvres américano-sud-coréennes.

Si cette proposition est acceptée, «cela rendra possible beaucoup de choses cette année dans la péninsule coréenne», a fait valoir devant la presse le représentant permanent adjoint de Corée du Nord à l'ONU, An Myong Hun, sans toutefois donner de précisions.

«Nous sommes prêts à expliquer nos intentions derrière cette proposition directement aux États-Unis (...) si les États-Unis veulent davantage d'explications», a souligné le diplomate nord-coréen.

Les États-Unis avaient rejeté samedi la proposition de Pyongyang, la qualifiant de «menace implicite». Selon le département d'État, Washington reste «ouvert au dialogue» avec Pyongyang mais insiste sur «des négociations crédibles et authentiques sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne».

«En refusant notre proposition les États-Unis ont montré une nouvelle fois qu'il vont continuer d'accroître leurs capacités militaires en Corée du Sud», a affirmé An Myong Hun. «C'est absolument inacceptable et cela ne peut pas être justifié».

La proposition de la Corée du Nord avait été transmise vendredi aux États-Unis via un «canal approprié», a-t-il indiqué.

Le message nord-coréen appelle Washington à aider à réduire les tensions dans la péninsule coréenne en suspendant tous les exercices militaires conjoints prévus en Corée du Sud «et son voisinage». De son côté, la Corée du Nord se dit «prête» à «suspendre temporairement l'essai nucléaire qui inquiète les États-Unis».

La Corée du Nord a effectué trois essais nucléaires, dont le dernier en date en février 2013, et a menacé d'en mener un quatrième en guise de riposte à une résolution de l'ONU dénonçant les violations des droits de l'homme commises par le régime communiste au pouvoir à Pyongyang.

Les États-Unis, qui disposent de 30 000 militaires déployés en permanence en Corée du Sud, mènent chaque année des manoeuvres conjointes avec leur allié asiatique. Séoul et Washington insistent sur le fait que ces manoeuvres sont défensives par nature, tandis que Pyongyang juge qu'elles sont provocatrices et le prélude à une invasion.

Ces exercices annuels augmentent généralement les tensions entre les deux Corée, qui restent techniquement en état de guerre depuis la guerre de Corée (1950-1953), conclue par un simple cessez-le-feu sans traité de paix.

Le diplomate nord-coréen a par ailleurs réaffirmé que son pays «n'était pour rien dans le piratage informatique de Sony» et a mis Washington au défi de produire des preuves de ses accusations.

Des responsables américains ont brandi mardi la menace de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord après l'attaque informatique contre Sony.

Les États-Unis ont sanctionné début janvier dix responsables du régime, la principale agence nord-coréenne de renseignement (RGB) ainsi que deux entreprises liées au secteur militaire nord-coréen.

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