Après Uber, New Delhi interdit toutes les sociétés de voiturage en ligne

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Une vigile a été organisée à New Delhi, le 8 décembre, pour protester contre le viol présumé qu'a subi une jeune cadre aux mains d'un chauffeur d'Uber.

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Agence France-Presse
NEW DELHI

New Delhi a interdit à toutes les sociétés de voiturage utilisant une application mobile d'opérer dans la capitale indienne, après la mise en cause d'un chauffeur d'Uber dans une affaire de viol.

Les autorités de la capitale ont interdit lundi à Uber d'opérer après qu'une jeune femme a accusé un chauffeur de la compagnie de l'avoir violée vendredi soir, la société décidant cependant de poursuivre son activité.

Dans la soirée, les autorités ont ordonné à tous les services de voiturage utilisant «une technologie basée sur le web» de cesser leurs activités dans la capitale, estimant qu'elles ne respectent pas la réglementation.

Mais un haut responsable d'Uber a indiqué mardi que la société continuait d'opérer dans la capitale, n'ayant reçu aucune mise en demeure formelle des autorités.

«Nous n'avons reçu aucune notification officielle. Quand ce sera le cas, nous ferons alors appel», a-t-il dit sous couvert d'anonymat.

«Pour le moment, nous n'avons pas interrompu notre service à Delhi».

La police de Delhi a annoncé avoir ouvert une enquête contre la société pour «tromperie» et a convoqué ses dirigeants pour les interroger sur l'affaire du viol.

Elle reproche à Uber de ne pas avoir vérifié les antécédents du chauffeur, acquitté dans une autre affaire de viol en 2012. Uber assure avoir suivi la réglementation locale, qui n'impose pas une telle vérification.

Pour Uber, il s'agit d'un nouveau coup porté à sa réputation, la start-up californienne étant confrontée en Europe en particulier au mécontentement des taxis traditionnels.

Lundi, la justice néerlandaise a interdit son application UberPOP, qui permet à un conducteur privé de transporter des passagers. De son côté, la municipalité de Portland (Oregon) a porté plainte contre le service de voiturage.

Uber est présent en Inde depuis septembre 2013 et propose ses services dans 11 villes. Elle n'a pas de centrale téléphonique, contrairement aux services de radio-taxi, et n'assure de service clientèle que par courriel ou Twitter.

L'agression sexuelle présumée de la jeune cadre par un chauffeur d'Uber intervient pratiquement deux ans après un viol en réunion d'une étudiante dans un bus à New Delhi, décédée de ses blessures, qui avait suscité une vague d'indignation dans tout le pays.

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