Le Venezuela accuse Kerry d'encourager les manifestations

«Nous n'allons pas baisser le ton, nous vous... (Photo Maglio Perez, Archives REUTERS)

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«Nous n'allons pas baisser le ton, nous vous dénonçons comme assassin du peuple vénézuélien, M. Kerry», a déclaré le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Elias Jaua, lors d'un discours à Caracas.

Photo Maglio Perez, Archives REUTERS

Agence France-Presse
CARACAS

Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Elias Jaua a qualifié vendredi le secrétaire d'État américain John Kerry «d'assassin du peuple vénézuélien», l'accusant d'encourager les manifestations qui ont fait 28 morts depuis début février.

Les États-Unis ont indiqué dans la soirée que ces accusations étaient «absurdes», selon les termes d'un porte-parole du Département d'État qui s'exprimait sous couvert de l'anonymat. «Le gouvernement du Venezuela doit se concentrer sur le règlement de ses problèmes économiques et sociaux, pas par des allégations absurdes contre les États-Unis», a-t-il dit.

«Nous n'allons pas baisser le ton, nous vous dénonçons comme assassin du peuple vénézuélien, monsieur Kerry», avait déclaré plus tôt M. Jaua lors d'un discours à Caracas.

«Chaque fois que nous sommes en passe d'isoler et de contenir les auteurs de violences, M. Kerry fait des déclarations et les blocages de routes se reproduisent immédiatement dans les principaux foyers de violences», a assuré le ministre, affirmant que cela s'était produit mercredi, journée endeuillée par la mort de trois personnes à Valencia (nord).

Mercredi, M. Kerry a assuré devant le Congrès que les États-Unis étaient «prêts, si nécessaire, à invoquer la Charte démocratique interaméricaine de l'Organisation des États américains (OEA) et activer sérieusement (...) des sanctions», mais a dit espérer que «la pression sociale, de la région et des voisins, puissent avoir un meilleur impact».

Le lendemain, John Kerry a de nouveau appelé Caracas à cesser «cette campagne de terreur».

Le Venezuela est secoué depuis le début février par un mouvement de protestation, lancé au départ par des étudiants, et qui a fait tache d'huile dans tout le pays, portant sur l'insécurité, l'inflation et les pénuries, notamment de denrées alimentaires.

Les violences survenues pendant ou en marge des manifestations ont officiellement fait 28 morts et près de 400 blessés.

Première cible de la grogne, le président Nicolas Maduro, élu de justesse en avril dernier, n'a de cesse de dénoncer une «tentative de coup d'État» fomentée avec l'aide des États-Unis.

Les deux pays entretiennent des relations diplomatiques délicates et qui n'ont plus d'ambassadeurs depuis 2010. En février, la tension était montée d'un cran lorsque Caracas a expulsé trois diplomates américains accusés d'alimenter les troubles, une décision suivie de représailles équivalentes de Washington.

Plus récemment, Nicolas Maduro a annoncé l'envoi prochain à Washington d'un ambassadeur qui sera chargé de dire «la vérité sur le Venezuela» aux Américains.




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