Attentat ayant fait 76 morts à Kampala en 2010: le cerveau reconnu coupable

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Le 11 juillet 2010, en pleine retransmission de la finale de la Coupe du monde de football (soccer) entre les Pays-Bas et l'Espagne, des engins explosifs avaient ravagé un bar et un restaurant de la capitale ougandaise, faisant 76 morts.

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Agence France-Presse
KAMPALA

L'homme présenté comme le cerveau du double attentat islamiste qui avait fait 76 morts le 11 juillet 2010 à Kampala a été reconnu coupable jeudi de «terrorisme» par un tribunal de la capitale ougandaise.

«Issa Luyima est coupable du crime de terrorisme dont il est accusé», a déclaré le juge Alfonse Owiny-Dollo devant la Haute Cour de Kampala.

Le juge poursuivait jeudi après-midi la longue lecture de son jugement à l'endroit des 12 autres accusés du dossier.

Les peines infligées à ceux qui seront reconnus coupables feront l'objet d'une audience distincte, qui devrait se tenir la semaine prochaine.

Le 11 juillet 2010, en pleine retransmission de la finale de la Coupe du monde de football (soccer) entre les Pays-Bas et l'Espagne, des engins explosifs avaient ravagé un bar et un restaurant de la capitale ougandaise, faisant 76 morts.

Le double attentat de Kampala avait constitué la première action d'envergure des shebab en dehors des frontières de la Somalie. L'attaque avait été perpétrée en représailles au déploiement en 2007 des troupes ougandaises au sein de la force de l'Union africaine en Somalie (AMISOM).

Les 13 accusés - sept Kényans, cinq Ougandais et un Tanzanien - devaient répondre de terrorisme, meurtre et appartenance à une organisation terroriste. Ils ont tous plaidé non coupable.

Leur procès avait été retardé après l'assassinat en mars 2015 de la procureure en chef Joan Kabezi, tuée par balle par des hommes en moto alors qu'elle rentrait chez elle en voiture avec ses trois enfants.

Après Kampala, les shebab avaient revendiqué des attentats de grande envergure au Kenya voisin, dont l'armée a intégré l'AMISOM en 2011.

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