Situation alimentaire «critique» en Centrafrique

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La Centrafrique, un des pays les plus pauvres de la planète malgré son potentiel agricole et minier, sort de trois années de violences et de massacres.

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Agence France-Presse
Rome

La situation alimentaire est «des plus critiques» en République centrafricaine, où plus de la moitié de la population souffre de la faim après trois ans de violences intercommunautaires, ont mis en garde mardi la FAO et le PAM.

La production agricole totale de 2015 n'a représenté que 54% de la moyenne d'avant la crise en Centrafrique, ont relevé dans un communiqué conjoint l'organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM), basés tous deux à Rome.

Même si ces récoltes ont connu une hausse de 10% par rapport à 2014, principalement grâce à une hausse de la production de manioc, elles restent très insuffisantes.

Les récoltes de céréales sont inférieures de 70% à ce qu'elles étaient avant la crise, les meurtres et pillages ont réduit de moitié le cheptel bovin et fait disparaître près de 57% des chèvres et moutons, tandis que la pêche a baissé de 40%.

De ce fait les prix «montent en flèche»: ceux des farines d'arachide et de blé, aux valeurs nutritives les plus complètes, ont augmenté de 74 et 28%. Le prix de la viande de boeuf a presque doublé et le poisson est 70% plus cher qu'avant la crise.

«La situation est désastreuse. La moitié de la population est confrontée à la faim», a souligné le directeur du PAM en RCA, Bienvenu Djossa.

«La saison de plantation commence dans moins de deux mois, la relance de l'agriculture est plus que jamais cruciale pour revitaliser l'économie et renforcer la stabilité», a ajouté le représentant de la FAO en RCA, Jean-Alexandre Scaglia.

Face à cette situation, la FAO leur fournit des graines et des outils pour relancer les plantations, tandis que le PAM offre des rations alimentaires pour éviter aux familles d'avoir à consommer les graines restant pour les semences.

Pour ces programmes, la FAO a lancé un appel de fonds de 86 millions de dollars et le PAM de 89 millions de dollars. Pour l'instant, la moitié du financement a été assuré aux deux agences onusiennes.

La Centrafrique, un des pays les plus pauvres de la planète malgré son potentiel agricole et minier, sort de trois années de violences et de massacres, mais a élu la semaine dernière un nouveau président, Faustin-Archange Touadéra.

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