Mali: un otage néerlandais retenu par AQMI depuis 2011 libéré

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En août 2013, des journalistes de la chaîne d'information Al-Jazeera avaient pu rencontrer Sjaak Rijke (ci-dessus), Stephen Malcolm McGown et Johan Gustafson, alors qu'ils étaient aux mains de leurs ravisseurs.

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Michel MOUTOT
Agence France-Presse
PARIS

Un Néerlandais détenu par le groupe islamiste AQMI depuis novembre 2011 a été libéré lundi à l'aube par des soldats des forces spéciales françaises lors d'une opération dans l'extrême nord du Mali.

«L'otage néerlandais Sjaak Rijke, enlevé à Tombouctou le 25 novembre 2011», a été libéré lors «d'une action militaire conduite par les forces spéciales de l'armée française. Cette action de combat a permis la capture de plusieurs individus», a annoncé le ministère français de la Défense dans un communiqué diffusé en début d'après-midi.

«M. Rijke a été évacué et mis en sécurité à Tessalit, sur la base temporaire avancée de l'opération Barkhane (menée au Sahel contre les groupes djihadistes). Il est sain et sauf», a ajouté le ministère. «Sa libération vient rappeler la détermination sans faille de la France à lutter contre les groupes terroristes armés dans la région du Sahel».

Par ailleurs, «deux ou trois djihadistes ont été tués lors de l'assaut», a déclaré à l'AFP une source militaire au sein de la mission onusienne Minusma.

«Il y a également eu quelques blessés parmi les djihadistes», a-t-elle précisé.

Le président français François Hollande, qui était dans le centre de la France pour un hommage à 44 enfants juifs raflés par la Gestapo il y a 71 ans, a ajouté pour la presse : «Il y a quelques heures, les forces spéciales françaises ont pu porter une attaque contre un groupe terroriste et ont pu non seulement neutraliser ce groupe, mais obtenir la libération, sauver donc, un Néerlandais qui était retenu en otage depuis novembre 2011, c'est-à-dire près de quatre ans».

Le ministre néerlandais des Affaires étrangères Bert Koenders a assuré depuis les Pays-Bas : «Il (Rijke) va bien étant données les circonstances (...) C'est une formidable nouvelle pour Sjaak et sa famille. Je suis heureux et reconnaissant que cette horrible période d'incertitude et de détresse soit terminée».

Le ministre a indiqué que M. Rijke recevait des «soins» et était entouré par des soldats néerlandais et du personnel de l'ambassade. Depuis un an, 500 militaires néerlandais participent à la stabilisation et à la sécurité du Mali dans le cadre de la force onusienne MINUSMA.

Sur la même vidéo que le dernier otage français Serge Lazarevic

Le 25 novembre 2011, un groupe d'hommes armés avait fait irruption sur la terrasse d'un hôtel à Tombouctou, la grande ville du nord du Mali. Ils avaient menacé un groupe d'Occidentaux pour les forcer à les suivre. L'un d'eux, un Allemand, avait tenté de résister et avait été abattu. Un autre, également allemand, était parvenu à se cacher. La femme de M. Rijke, qui était présente à l'hôtel avait aussi réussi à échapper aux kidnappeurs.

Le commando avait emmené Sjaak Rijke, conducteur de train en vacances, ainsi qu'un Sud-africain, Stephen Malcolm McGown et un Suédois, Johan Gustafson, qui sont toujours aux mains de leurs ravisseurs.

En novembre 2014, AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamique) avait diffusé sur l'internet une vidéo sur laquelle Sjaak Rijke s'exprimait à l'occasion de son 1000e jour de détention. Il était accompagné sur ce film de Serge Lazarevic, otage français aux mains d'AQMI qui sera libéré peu après, en échange de la libération de quatre djihadistes emprisonnés au Mali.



En août 2013, des journalistes de la chaîne d'information Al-Jazeera avaient pu rencontrer Sjaak Rijke, Stephen Malcolm McGown et Johan Gustafson, alors qu'ils étaient aux mains de leurs ravisseurs. Dans le reportage, où on ne peut pas entendre leur voix, on les voit sortir de plusieurs 4x4, s'assoir dans le désert sur des tapis, vêtus de longues tuniques traditionnelles. Un mois plus tôt, une autre vidéo avait été diffusée, dans laquelle les trois otages disaient être aux mains d'AQMI et être en bonne santé.

«La France poursuivra ses actions contre-terroristes au Sahel aussi longtemps que notre sécurité sera menacée par ces groupes», a déclaré le ministre de la Défense français Jean-Yves Le Drian, qui a ajouté : «aux côtés de nos cinq alliés et partenaires dans la région, les 3000 militaires de l'opération Barkhane reçoivent ce matin le soutien et les félicitations de toute notre nation».

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