Le président zambien par intérim ne démissionnera pas

D'ascendance écossaise, Guy Scott ne peut pas se... (PHOTO CHIBALA ZULU, ARCHIVES AFP)

Agrandir

D'ascendance écossaise, Guy Scott ne peut pas se présenter lui-même à la présidentielle, car ses parents ne sont pas nés dans le pays.

PHOTO CHIBALA ZULU, ARCHIVES AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Agence France-Presse
LUSAKA

Le président zambien par intérim Guy Scott a assuré mercredi qu'il ne démissionnerait pas avant l'élection présidentielle anticipée du 20 janvier, bien que la plupart de ses ministres aient exigé son départ.

«Laissez-moi souligner le fait que je ne vais pas démissionner», a déclaré M. Scott dans un communiqué, notant qu'il entendait assurer une transition du pouvoir en douceur.

Rappelant qu'il était le seul habilité à convoquer un conseil des ministres, Guy Scott a estimé que la conférence de presse organisée plus tôt par 14 membres du gouvernement sur 17 pour demander sa tête constituait «un sérieux acte de trahison».

Bien qu'étant issus du même parti que lui, la plupart des ministres zambiens l'avaient exhorté plus tôt dans la journée «à démissionner immédiatement de ses fonctions de président par intérim, pour des raisons morales».

Guy Scott, qui était vice-président avant la mort du président Michael Sata fin octobre, assure l'intérim présidentiel depuis. Il est le premier chef d'État blanc d'Afrique subsaharienne depuis vingt ans.

D'ascendance écossaise, M. Scott ne peut pas se présenter lui-même à la présidentielle, car ses parents ne sont pas nés dans le pays, mais il est très impliqué dans les querelles qui déchirent le Front patriotique (PF), le parti au pouvoir.

Ses partisans ont choisi Miles Sampa, le neveu du défunt président Sata, comme candidat à la présidentielle, tandis que ses adversaires ont désigné son rival, le ministre de la Défense Edgar Lungu.

Début novembre, Lusaka avait frôlé l'émeute quand Guy Scott avait limogé M. Lungu de son poste de secrétaire général du PF, avant de faire marche arrière. Il a lui-même été suspendu du parti quinze jours plus tard.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer