L'Ouganda déjoue un attentat des islamistes somaliens shebab

Le président ougandais Yoweri Museveni.... (PHOTO CARL COURT, ARCHIVES AP)

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Le président ougandais Yoweri Museveni.

PHOTO CARL COURT, ARCHIVES AP

Amy FALLON
Agence France-Presse
KAMPALA

L'Ouganda a déjoué samedi un attentat imminent planifié par une cellule des islamistes somaliens shebab liés à Al-Qaïda, moins de deux semaines après la mort de leur chef suprême dans une frappe américaine dont Kampala s'était félicité.

La police ougandaise a annoncé, sans autres précisions, avoir procédé à des arrestations.

«Les autorités ougandaises ont annoncé la découverte d'une cellule terroriste des shebab à Kampala», a déclaré l'ambassade des États-Unis à Kampala dans un communiqué. Des forces de sécurité s'efforcent de déterminer «s'il y a encore des membres de la cellule en fuite».

«Nous restons en contact étroit avec nos homologues ougandais tandis que l'enquête se poursuit sur ce qui semble avoir été la préparation d'une attaque imminente», a ajouté l'ambassade.

Le porte-parole de la police ougandaise Fred Enanga a indiqué que la police avait «procédé à des arrestations». «Les forces de sécurité en Ouganda ont déjoué une tentative d'attentat terroriste contre l'une de ses installations. Nous avons effectué des arrestations», a-t-il dit.

Les forces de sécurité ont renforcé leurs patrouilles autour des principaux sites, ont indiqué les États-Unis dans une note d'avertissement destinée aux ressortissants américains vivant en Ouganda.

«A ce stade, nous ne sommes pas au courant de cibles spécifiques, et les autorités ougandaises ont renforcé la sécurité sur les principaux sites, y compris l'aéroport international d'Entebbe», a indiqué l'ambassade.

Représailles

L'ambassade des États-Unis avait lancé une mise en garde lundi dernier contre une possible vengeance des shebab après la mort d'Ahmed Abdi Godane, tué par une frappe américaine près de la capitale somalienne Mogadiscio. Il était l'une des dix personnalités les plus recherchées pour terrorisme par les États-Unis et les shebab avaient assuré qu'ils «vengeraient» sa mort.

«Restez vigilants concernant la possibilité en cours d'attentats terroristes en Ouganda», avait averti l'ambassade américaine . «Nous mettons aussi en garde les citoyens américains contre la possibilité d'attentats des shebab en Ouganda, en représailles contre les opérations militaires des États-Unis et de l'Ouganda en Somalie la semaine dernière qui ont tué le dirigeant des shebab Ahmed Godane», avait-elle ajouté.

L'Ouganda, l'un des principaux fournisseurs de troupes pour la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom) qui combat les shebab en Somalie, s'était dit «heureux» de la mort de Godane. Kampala avait aussi affirmé avoir aidé les États-Unis à le tuer en leur fournissant des renseignements cruciaux sur l'endroit où il se trouvait.

Par ailleurs, le ministère ougandais des Affaires intérieures a déclaré que les services de l'immigration avaient mené samedi matin une «opération contre des immigrants illégaux dans plusieurs quartiers de Kampala». Elle a abouti à l'arrestation de 69 personnes dont les nationalités n'ont pas été précisées, selon la même source.

On ignore si cette opération et celle contre la cellule des shebab étaient ou non liées.

Les shebab ont mené dans le passé des attaques meurtrières  contre des pays engagés militairement en Somalie dans le cadre de l'Amisom.

La plus retentissante avait fait au moins 67 morts au centre commercial Westgate, à Nairobi, en septembre 2013.

Ils ont aussi revendiqué plusieurs attentats récents au Kenya, à Djibouti et en Somalie et frappé en Ouganda dans le passé.

Lors de la finale de la Coupe du monde de football en 2010, 76 personnes avaient été tuées dans des attentats à la bombe dans deux restaurants à Kampala.

Sans mentionner aucun groupe nommément, l'ambassade des États-Unis à Kampala avait mis en garde début juillet contre une «menace spécifique» d'attaque «terroriste»contre l'aéroport de Kampala.

Mais les autorités ougandaises avaient assuré avoir «apporté une réponse» à la menace en renforçant la présence militaire et policière dans la capitale et rien ne s'était produit.

Samedi, l'Amisom a affirmé dans un communiqué avoir attaqué une base des shebab dans le sud de la Somalie et leur avoir infligé de «lourdes pertes».




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