La chef de la diplomatie israélienne Tzipi Livni creuse l'écart face à l'ancien ministre de la Défense Shaul Mofaz pour succéder à Ehud Olmert à la tête du parti Kadima et au poste de Premier ministre, selon un sondage publié jeudi.

Mme Livni obtiendrait 48,9% des voix lors des primaires du Kadima prévues le 17 septembre parmi les 70 000 membres du parti centriste contre 27,9% pour M. Mofaz, 8,1% pour le ministre de la Sécurité intérieure Avi Dichter et 7,6% pour le ministre de l'Intérieur Meïr Sheetrit.

Le reste est «sans opinion», selon ce sondage de l'institut TNS publié par le quotidien Maariv et réalisé auprès de 400 membres du Kadima. La marge d'erreur est de 4,9%.

En cas de duel au deuxième tour --organisé si aucun candidat ne dépasse la barre des 40%--, Mme Livni est créditée de 52,8% contre 34,4% pour M. Mofaz, ministre des Transports également chargé du dialogue stratégique avec les États-Unis notamment sur le programme nucléaire de l'Iran.

Dans un sondage publié le 11 août, Mme Livni obtenait au 1er tour 35% des voix contre 25% pour M. Mofaz.

M. Olmert, sous le coup d'une menace d'inculpation dans des affaires de corruption, a annoncé qu'il quitterait ses fonctions de Premier ministre après l'élection de son successeur à la tête du Kadima.

Mme Livni dispose de l'appui de la majorité du groupe parlementaire du parti (29 députés sur 120) ainsi que de celui de plusieurs ministres et jouit d'une forte popularité auprès du public, selon des sondages d'opinion.

Shaul Mofaz passe pour un «faucon» très proche du parti d'opposition de droite Likoud, qu'il avait longtemps hésité à quitter pour rejoindre le Kadima au moment de sa création par l'ancien Premier ministre Ariel Sharon, fin 2005.

Selon la législation, il reviendra au président Shimon Peres de demander au prochain chef du Kadima de constituer un gouvernement. Ce dernier disposera de 42 jours pour réunir une majorité parlementaire.

En cas d'échec, le président peut soit désigner un autre député pour mener cette mission soit proposer au Parlement de voter une loi de dissolution de la Chambre, ce qui implique des élections sous trois mois.

La législature actuelle s'achève normalement fin 2010.