Yzkor: Luc Picard se fait pianiste

Le réalisateur français Raphaël Nadjari tourne un film... (Photo: Robert Skinner, La Presse)

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Le réalisateur français Raphaël Nadjari tourne un film à Montréal mettant en vedette Géraldine Pailhas et Luc Picard.

Photo: Robert Skinner, La Presse

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Le comédien Luc Picard devient pianiste de concert et spécialiste du chant choral liturgique juif dans Yzkor, un film du réalisateur français Raphaël Nadjari dont le principal bloc de tournage se terminait hier à Montréal.

Dans l'oeuvre, M. Picard incarne le pianiste Daniel Dussault. Il est l'époux d'Hannah (Géraldine Pailhas), une femme de 40 ans, Française d'origine établie à Montréal pour enseigner la musique. Ensemble, ils dirigent une petite chorale. Mais le manque de financement mine l'engagement d'Hannah envers son art. Un jour toutefois, l'arrivée d'Abigail (Éléonore Lagacé), une jeune chanteuse douée, contribue à la renaissance de l'enseignante et du choeur.

«J'ai suivi des cours cet été pour me familiariser avec le piano, dit Luc Picard qui ne joue pas de cet instrument. On ne peut devenir pianiste en l'espace de trois mois! Mais c'est ça, le métier. Qu'on soit chirurgien ou pianiste, on applique les mêmes principes. J'ai étudié la gestuelle des pianistes, leur façon de bouger, etc. Nous avons filmé un pianiste qui a joué toutes les pièces, et je l'ai regardé faire pour construire mon personnage.»

Et qui est Daniel? «C'est un homme modeste et qui travaille très fort pour faire en sorte que les affaires marchent, indique le comédien. Il est très généreux de son énergie et est passionné de la musique qu'il fait avec sa femme. Je crois que c'est un doux, mais avec un côté très énergique. Il peut parfois être agressif.»

C'était entre autres le cas de la scène tournée hier avant la rencontre avec les médias au Centre Pierre-Péladeau du boulevard de Maisonneuve. La scène se passait en coulisses, à quelques minutes d'un concert.

«Dans cette scène, Hannah et une autre chanteuse sont en retard, et je pète une petite crise d'impatience», raconte Luc Picard sur la scène de la salle Pierre-Mercure.

Il y avait de l'effervescence sur le plateau puisque c'était la dernière journée de tournage à Montréal. Quelques minutes avant de rencontrer La Presse, M. Picard venait de faire sa dernière scène du film. «C'est toujours un moment touchant, la fin d'un projet», dit-il.

Petit trésor de musique

Rencontré également sur les lieux, le réalisateur Raphaël Nadjari a résumé son film ainsi: «C'est l'histoire d'un petit groupe de musiciens passionnés de pièces de musique de liturgie qui ont été composées entre 1830 et 1930. Au moment de l'émancipation des Juifs en France, des prières ont été traduites en français afin que les compositeurs français puissent participer à l'élaboration de cette musique liturgique. Mais ces pièces ont été abandonnées et sont devenues un petit trésor de musique classique. Hannah et Daniel se mettent à les recréer pour faire un spectacle. Ils éprouvent beaucoup de difficulté à les faire revivre, mais la musique est extraordinaire!»

Éléonore Lagacé, qui joue une «jeune femme timide et rayonnante, talentueuse et fragile», selon ses propres mots, a aussi l'occasion de jouer avec sa mère Natalie Choquette qui joue... sa mère dans le film. «De jouer dans un film avec ma mère et de pouvoir chanter est un grand bonheur, dit-elle. J'étudie actuellement en guitare au cégep, et ce film me permet d'élargir mes connaissances musicales.»

Outre les comédiens déjà cités, la distribution du film, une coproduction France/Québec, compte Raymond Cloutier, Marcel Sabourin, Dorothée Berryman et Jason Roy-Léveillée.

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