La Mostra s'ouvre mercredi avec Birdman

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Le festival sera lancé mercredi avec la première mondiale de la comédie tordue d'Alejandro Gonzalez Inarritu (notre photo), Birdman (or the Unexpected Virtue of Ignorance).

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Jill Lawless
Associated Press
Venise

Le 71e Festival du film de Venise prendra son envol mercredi et la ville italienne proposera pendant 11 jours un mélange de grand art et de glamour hollywoodien.

Vingt films lutteront pour obtenir le convoité Lion d'or - dont 19 seront présentés en premières mondiales - et des dizaines d'autres tenteront d'attirer l'attention des critiques et du public au cours de l'événement qui combinera du cinéma d'auteur international et des films grands publics cherchant à se démarquer pour la saison des récompenses.

Voici cinq films, tendances et thèmes à surveiller:

L'envol d'Inarritu

Le festival sera lancé mercredi avec la première mondiale de la comédie tordue d'Alejandro Gonzalez Inarritu Birdman (or the Unexpected Virtue of Ignorance).

Les attentes sont hautes envers ce film qui promet de combiner la sensibilité audacieuse et teintée de surréalisme d'Inarritu (Babel, 21 Grams) et une distribution inspirée incluant l'ex-vedette de Batman, Michael Keaton, qui interprète un acteur en perte de popularité qui a de la difficulté à se défaire de l'image d'un superhéros qu'il a déjà interprété. Zach Galifianakis, Edward Norton, Emma Stone et Naomi Watts font aussi partie de la distribution.

Une double dose de Pacino

Le vétéran acteur Al Pacino sera en vedette dans deux films, qui seront tous les deux projetés le même jour à Venise.

Dans Manglehorn de David Gordon Green, Pacino tient le rôle d'un serrurier d'une petite ville du Texas accroché à un amour perdu depuis longtemps. Dans The Humbling de Barry Levinson, adapté d'un roman de Philip Roth, il devient un acteur vieillissant entretenant une relation avec une femme plus jeune, interprétée par Greta Gerwig.

Également doublement présents au festival: l'acteur Ethan Hawke (dans Good Kill d'Andrew Niccol et Cymbeline de Michael Almereyda) et l'actrice Charlotte Gainsbourg (dans Trois coeurs de Benoît Jacquot et Nymphomaniac de Lars von Trier).

La conscience de l'Amérique

Deux films en compétition se pencheront sur des enjeux troublant l'âme de l'Amérique: la guerre et l'économie.

Le réalisateur de Gattaca Andrew Niccol propose Good Kill, dans lequel Ethan Hawke tient le rôle d'un opérateur de drone désillusionné. Le long métrage met aussi en vedette January Jones (Mad Men).

Le drame 99 Homes de Ramin Bahrani s'intéresse à la crise des prêts hypothécaires à risque. Andrew Garfield y tient le rôle d'un homme qui tente de reprendre sa maison après en avoir été expulsé. La distribution inclut également Michael Shannon et Laura Dern.

Des auteurs imprévisibles

Comme son rival de Cannes, le Festival du film de Venise accueille favorablement les acteurs et réalisateurs audacieux et imprévisibles. Cette année, le festival honorera James Franco en lui remettant le prix «Glory to the Filmmaker».

Franco présentera hors compétition The Sound and the Fury, sa deuxième adaptation d'un roman de William Faulkner. Son impressionnante distribution inclut Seth Rogen, Tim Blake Nelson et Jon Hamm. L'oeuvre de Faulkner n'est pas facilement adaptable et la version de Franco d'As I Lay Dying avait obtenu des critiques mitigées.

Parmi les autres réalisateurs qui pourraient provoquer, on note Abel Ferrara, en compétition pour le Lion d'or avec Pasolini, un film sur la vie et la mort du cinéaste italien Pier Paolo Pasolini, mettant en vedette Willem Dafoe.

Le mauvais garçon du cinéma danois Lars von Trier risque quant à lui d'ennuyer autant que de passionner les foules avec son odyssée sexuelle Nymphomaniac.

Le grand art rencontre Hollywood

C'est le mélange des grands noms et des surprises cinématographiques qui font des festivals comme celui de Venise des événements spéciaux.

De nouveaux films de cinéastes internationaux excitants sont ainsi au programme, notamment The Postman's White Nights du Russe Andrei Konchalovsky, The Cut de l'Allemand d'origine turque Fatih Akin, Red Amnesia du Chinois Wang Xiaoshuai et Tales de l'Iranienne Rakhshan Bani-Etemad.

Et s'il y avait un prix pour le meilleur titre du festival, il serait certainement décerné au film du réalisateur suédois Roy Andersson, dont le titre se traduirait par Un pigeon assis sur un banc réfléchissant à l'existence.

La programmation n'est cependant pas uniquement composée d'art et d'existentialisme. Sont également à l'horaire Burying the Ex de Joe Dante, une comédie romantique de zombies avec Anton Yelchin et Ashley Greene, et She's Funny That Way, une comédie de Peter Bogdanovich mettant en vedette Jennifer Aniston, Owen Wilson, Imogen Poots et Kathryn Hahn.




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