Le court métrage, carte de visite des réalisateurs du TIFF

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L'acteur Dylan Harman et le réalisateur Kire Paputts ont présenté The Rainbow Kid, un film présenté cette année à Toronto qui a commencé par une version de 20 minutes.

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David Friend
La Presse Canadienne
Toronto

Dans un festival international de cinéma comme celui de Toronto, le TIFF, les courts métrages ne sont habituellement pas les films les plus courus. Mais ils n'en sont pas moins pertinents.

Cette année, 110 courts seront projetés au TIFF, souvent dans l'ombre des grandes productions hollywoodiennes.

Pour les réalisateurs, faire un court métrage est un excellent moyen d'attirer l'attention des bailleurs de fonds, dans l'espoir de pouvoir faire un long métrage éventuellement.

C'est, en quelque sorte, une carte de visite, indique Kire Paputts, le réalisateur de The Rainbow Kid, un film présenté cette année à Toronto qui a commencé par une version de 20 minutes.

The Rainbow Kid n'est pas un film techniquement complexe, mais le tournage présentait tout de même ses difficultés, a noté M. Paputts. Faire le court métrage lui a permis de défricher.

L'histoire porte sur un adolescent atteint de trisomie 21, qui cherche la fin d'un arc-en-ciel. M. Paputts a appris, avec le tournage du court original, Rainbow Connection, à travailler avec son acteur, Dylan Harman, réellement atteint de trisomie.

«Je n'avais jamais travaillé avec quelqu'un qui a des besoins spéciaux avant», a-t-il expliqué.

«Je me suis dit qu'avant de sauter dans la production d'un long métrage, je devrais tâter le terrain pour voir à quoi m'attendre.»

Ainsi, non seulement a-t-il mieux su comment travaillait le jeune acteur, mais aussi ce dernier a-t-il livré une meilleure performance.

Pour d'autres créateurs, c'est une question de financement.

Le film d'horreur turc Baskin, par exemple, n'aurait peut-être jamais vu le jour, n'eut été de la version de 10 minutes qui l'a précédé deux ans auparavant. Le réalisateur Can Evrenol a passé des années à tenter d'intéresser l'industrie. Se rappelant ses années d'études, il a alors changé d'approche et écrit une seule scène tirée d'un scénario plus large.

Le court métrage a alors attiré l'attention d'un autre réalisateur, Eli Roth, qui l'a aidé à susciter l'intérêt des bailleurs de fonds. À présent, le long Baskin est présenté dans la section Midnight Madness du TIFF.

Une histoire semblable est arrivée au réalisateur torontois Vincenzo Natali avec le film culte Cube de 1997. Frustré par le manque de financement, il a décidé de produire Elevated, un court métrage d'horreur qui se déroule dans un ascenseur. Finalement, le Centre canadien du film l'a aidé à produire Cube.

«Faire un bon court métrage n'est pas moins difficile que faire un bon long métrage», a-t-il affirmé.

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