TLMEP: Peter Simons, un sage qu'on écoute

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PDG des magasins Simons, Peter Simons a livré un plaidoyer pour une meilleure justice sociale et fiscale, hier à Tout le monde en parle.

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On dit souvent que la richesse est taboue, qu'il est mal vu de faire beaucoup d'argent au Québec. Peter Simons, qui symbolise la réussite en affaires avec sa chaîne familiale de magasins depuis des générations, fait pourtant un ambassadeur aussi crédible que convaincant dans son plaidoyer pour une meilleure justice sociale et fiscale. Dimanche à Tout le monde en parle, on avait envie de l'écouter. Le tabou de l'argent prenait congé.

Dimanche à Tout le monde en parle, on avait envie de l'écouter. Le tabou de l'argent prenait congé. Quand il affirme qu'il ne le fait pas uniquement dans ses propres intérêts, mais aussi dans ceux de sa communauté, on veut le croire.

Peter Simons, dont l'entreprise doit se battre contre les eBay et Amazon de ce monde, demande aux gouvernements d'avoir le courage de modifier des lois vieilles de 100 ans, qui favorisent les Airbnb, Uber et compagnie, sans leur imposer ce qu'on exige des entreprises d'ici. Selon le PDG de Simons, la crise est à nos portes, et il faut agir maintenant. « C'est quoi, le plan ? C'est de taper sur les petits et céder aux grands ? C'est pas un plan », dit-il au sujet de la récente entente de la ministre du Patrimoine canadien Mélanie Joly avec Netflix.

M. Simons considère qu'on n'en fait pas assez pour l'éducation au Québec. Il a parlé de son père malade dans un CHSLD, qui ne reçoit qu'un bain par semaine. Le fils a les moyens de compenser.

« Un bain, ça se corrige, mais un manque d'éducation, un décrochage jusqu'à 20 ans, ça prend une génération à corriger. »

- Peter Simons à Tout le monde en parle

« Mon Dieu que je vous aime ! », lui a alors lancé son voisin de gauche, Pierre Lapointe. Peter Simons affirme que la suite de son entreprise ne passe pas nécessairement par ses enfants, qu'il préfère voir accomplir quelque chose qui les passionne.

Michel Barrette raconte ses écarts de conduite automobile... (Photo fournie par ICI Radio-Canada) - image 2.0

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Michel Barrette raconte ses écarts de conduite automobile dans le livre Histoires vraies de chars, d'avions, de motos, de sièges bananes et de meurtres.

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LES EXCÈS DE MICHEL BARRETTE

Qualifier Michel Barrette d'excessif est un euphémisme. « J'ai été vraiment fou », admet-il au sujet de ses écarts de conduite automobile, qu'il raconte dans le livre Histoires vraies de chars, d'avions, de motos, de sièges bananes et de meurtres. Il a appris très jeune, au volant de la voiture de son grand-père qui le mettait au défi de battre son propre record de vitesse. Alors que Michel n'avait que 6 ans, son grand-père le félicitait d'avoir roulé à 160 km/h ! L'humoriste a plus tard conduit des motos sans permis durant des décennies, avant d'avoir à suivre un cours, contre son gré. « Faites pas ça, les jeunes », a-t-il tenu à préciser.

Aujourd'hui, il partage sa passion de la course avec deux de ses fils. « Quand je vois mon fils avec une cigarette dans les mains, je trouve ça plus dangereux que de le voir avec un casque sur la tête », dit-il au sujet des risques d'un tel sport.

LE NOUVEAU VISAGE DE LOUIS-HÉBERT

C'est entre autres parce qu'elle a été déçue du Parti libéral du Québec que la nouvelle députée de Louis-Hébert, Geneviève Guilbault, est passée à la Coalition avenir Québec. Elle a cru un moment que Philippe Couillard pourrait changer les choses chez les libéraux, avant de comprendre qu'il n'en serait rien. Difficile d'« incarner un changement avec toutes les mêmes personnes autour de la table », a-t-elle dit.

Elle est d'accord avec le premier ministre, qui attribue entre autres l'ampleur de la défaite de sa candidate au mécontentement causé par les consultations sur le racisme systémique, mal comprises de la population. Préoccupée par la congestion routière dans sa circonscription, Mme Guilbault ne comprend pas que les libéraux n'aient rien prévu pour éviter les bouchons autour du futur IKEA, dans le secteur Duplessis.

PIERRE LAPOINTE SANS INTERRUPTION

Pierre Lapointe suggère d'écouter son nouvel album, La science du coeur, sans interruption et sans se laisser distraire par autre chose, comme à l'époque où on écoutait attentivement nos disques vinyles. Un clin d'oeil à la tradition de la grande chanson française, dont on a entendu de très beaux extraits. Lapointe a enregistré trois disques en moins de six mois. Les deux autres sortiront sûrement, mais il n'y a pas d'urgence.

L'artiste n'a pas voulu revenir sur sa présence précédente sur ce plateau. Ce soir-là, il avait accusé Radio-Canada de ne pas remplir son mandat culturel et de l'avoir obligé à n'inviter que des « A » (les vedettes les plus populaires) à sa défunte émission Stéréo pop. « J'avais dit ici que je n'allais pas en reparler », a-t-il envoyé à Guy A., qui lui demandait si la déclaration lui avait nui. « C'est ton droit le plus total », lui a répondu l'animateur.

Il regrette d'avoir qualifié d'« un peu quétaine » la chanson de Martine St-Clair, Il y a de l'amour dans l'air, à La voix. « Ça manquait de délicatesse, reconnaît-il. J'ai le quétaine facile, même quand je parle de mes propres affaires. [...] J'ai trouvé ça assez cool qu'elle défende son répertoire, si elle s'est sentie attaquée. »

Kim Rusk est coauteure du livre J'aime les TDAH avec... (Photo fournie par ICI Radio-Canada) - image 3.0

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Kim Rusk est coauteure du livre J'aime les TDAH avec Dominic Gagnon.

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L'HYPERACTIVITÉ COMME ATOUT

« Mon hyperactivité mentale est devenue mon principal atout », affirme Kim Rusk, coauteure du livre J'aime les TDAH avec Dominic Gagnon. L'animatrice dérange, bouge beaucoup, mais a su tirer profit de son trouble déficitaire de l'attention. « Une chance que tu prends des pilules ! », lui a dit Pierre Lapointe qui, lui, préfère s'en passer. « Sachez que vous avez une autre forme d'intelligence, ayez confiance en vous », affirme Kim Rusk aux jeunes qui doivent vivre avec cette condition. Elle parle avec admiration de son père, Patrick Zabé, qui combat la maladie de Parkinson. À 75 ans, il chante encore et s'entraîne tous les jours.

QUEL AVENIR POUR LA CATALOGNE ?

Très éclairant, cet entretien sur le référendum en Catalogne et les interventions policières d'une rare violence qui ont marqué cette journée. «  [Le président de l'Espagne] Mariano Rajoy s'est réfugié derrière des juges et des policiers. Des policiers à qui il a donné l'ordre de saisir des urnes et de frapper des électeurs. C'est inqualifiable », selon Joseph Facal, qui était présent là-bas, tout comme Eric Viladrich Castellanas, responsable des études catalanes à l'Université de Montréal, à ses côtés sur le plateau. M. Facal croit que le Non l'aurait emporté si Rajoy avait mené une campagne. « Il a mis une bûche dans le poêle nationaliste. »

Malgré la victoire du Oui, Joseph Facal est pessimiste pour l'avenir des Catalans, notamment parce que les modérés ont été écartés des deux côtés. Il imagine la mise sous tutelle des institutions catalanes et n'entrevoit pas de médiation possible. « Cette crise va s'installer dans le temps. Je crains de pouvoir vous dire que les choses vont s'aggraver », affirme l'ancien ministre péquiste, nullement étonné de la réserve dont a fait preuve Justin Trudeau au Canada. « Il n'aimerait pas que des intervenants étrangers appuient la souveraineté du Québec. De la même manière, il ne se mêlera pas de ce qui se passe en Espagne. »




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