Rentrée télé: le thermostat télévisuel

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Billy Campbell et Karine Vanasse dans Cardinal

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Qu'est-ce qui vous tiendra au chaud cet hiver au petit écran? À l'opposé, qu'est-ce qui risque de vous laisser de glace? Voici la température ambiante de 10 nouvelles émissions telle que mesurée par notre thermostat télévisuel, qui fonctionne comme celui de votre maison. À 22 degrés, c'est le bonheur. À 15 degrés, il est peut-être temps de mettre une bûche dans le poêle.

Cardinal

Mercredi, 23 h, Super Écran. Début: 25 janvier. Température: 22.

Les enquêtes captivantes de John Cardinal (Billy Campbell) et Lise Delorme (Karine Vanasse) dans le nord-est ontarien vous tiendront au chaud pendant les nuits de vortex polaire qui s'en viennent. Cette minisérie policière, qui a des airs de The Killing, ravira les fans de polars scandinaves. Il s'agit d'une vraie série d'hiver, tournée à North Bay et magnifiquement réalisée par Podz (19-2). Le tueur en série (ou la tueuse?) y emploie des méthodes dignes du Silence des agneaux. Frissons garantis.

Ruptures

Lundi, 20 h, Radio-Canada. Température: 22.

La fin du premier épisode, relayé lundi soir, nous a tous coupé le sifflet. La suite s'annonce tout aussi compacte et chargée. Ruptures est une efficace série d'avocats, qui met en scène de beaux et complexes personnages féminins. Ariane (Mélissa Désormeaux-Poulin) et Claude (Isabel Richer) s'apprêtent à croiser le fer avec les redoutables Marie (Catherine Trudeau) et Justine (Julie Ringuette). Bons textes, facture visuelle impeccable, Ruptures vous clouera au sofa jusqu'à l'arrivée du printemps.

Sylvie Léonard et Sophie Cadieux dans Lâcher prise... (Photo fournie par ICI Radio-Canada) - image 2.0

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Sylvie Léonard et Sophie Cadieux dans Lâcher prise

Photo fournie par ICI Radio-Canada

Lâcher prise

Lundi, 19 h 30, Radio-Canada. Température: 21.

Heureusement qu'il existe cette sympathique comédie dans notre hiver télévisuel peuplé de gros drames lourds. Le personnage de mère semi-indigne défendu par Sylvie Léonard, probablement mon préféré, canarde son entourage de répliques assassines. Mais sous la carapace rigide de Madeleine, on détecte de la vulnérabilité et on constate qu'elle et sa fille épuisée Valérie (Sophie Cadieux) ont pas mal plus d'atomes crochus qu'elles ne se l'admettent. J'aime le ton plus réaliste, moins foufou, adopté par Lâcher prise, dont les textes sont signés par la pétillante Isabelle Langlois (Mauvais karmaRumeurs).

Les pays d'en haut

Lundi, 21 h, Radio-Canada. Température: 20

Cette deuxième saison des Pays d'en haut m'est apparue plus comique et moins violente que la première. L'auteur Gilles Desjardins insiste davantage sur la truculence de son imposante galerie de personnages que sur l'aspect sale et dur du développement des colonies du Nord. Comme si on délaissait l'aspect western à la Deadwood instauré au départ. Cela dit, la série n'a perdu aucune once d'efficacité grâce à sa distribution étincelante, probablement la meilleure, toutes émissions québécoises confondues.

Marina Orsini et Patrick Lagacé animent Deuxième chance.... (PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA) - image 3.0

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Marina Orsini et Patrick Lagacé animent Deuxième chance.

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Deuxième chance

Samedi, 20 h, Radio-Canada. Température: 20.

À la télé, nous sommes habitués de voir Marina Orsini empathique et chaleureuse. Patrick Lagacé, un peu moins. Pourtant, le collègue de La Presse aborde les sujets délicats de cette émission de rencontres émouvantes avec beaucoup de sensibilité. Les mises en bouche sont parfois étirées, mais quand les gens qui se cherchent finissent par reconnecter, on assiste à des moments d'une intensité étonnante. Une sorte de croisement entre Qui êtes-vous? et Les retrouvailles de Claire Lamarche. Gardez la boîte de mouchoirs pas trop loin.

Le lot du diable

Jeudi, 21 h, Historia. Température: 19.

Ils sont braves les participants de cette téléréalité, que l'inspecteur de la colonie (Louis Champagne) parachute en pleine forêt, comme s'ils défrichaient une terre abitibienne en 1930. Pas d'eau. Pas d'électricité. Aucune commodité moderne. Les concurrents, qui se battent pour 100 000 $ en argent comptant, défrichent la terre et abattent des arbres avec des outils d'époque. La coiffeuse tomboy de la Beauce, Julie, demeure ma joueuse préférée jusqu'à présent. Le frère de Lulu Hughes, Martin, semble aussi en bonne position pour décrocher le magot. Du bon divertissement.

Jean-Sébastien Girard et Véronique Cloutier sont à la... (PHOTO FOURNIE PAR ICI RADIO-CANADA) - image 4.0

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Jean-Sébastien Girard et Véronique Cloutier sont à la barre de Votre beau programme.

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Votre beau programme

Mercredi, 21 h, Radio-Canada. Température: 18.

Le retour de Véronique Cloutier à Radio-Canada a fait l'objet d'une campagne de promotion digne des Jeux olympiques. Les attentes envers Votre beau programme étaient donc extrêmement élevées. La grande première de mercredi a été échevelée et l'émission s'est un peu trop éparpillée. Entre deux moments destinés à semer du bonheur, les segments de variétés ont été adorables. Si Véro veut vraiment gâter son public, elle devra a) s'éloigner de la formule fourre-tout présentement en place, b) continuer à jouer dans des sketchs ou parodies et c) offrir des cadeaux autrement plus alléchants qu'un renouvellement de plaques d'immatriculation.

Like-moi!

Lundi, 22 h, Télé-Québec. Température: 17.

J'ai été déçu par le premier épisode de cette nouvelle saison, bourré de répétitions inutiles. Même la maquilleuse de La Prairie Gaby Gravel (excellente Florence Longpré) en beurrait un peu trop épais à mon goût. J'avais l'impression de revoir les mêmes saynètes, mais jouées par des personnages différents. La synchronisation des règles, la scène de thérapie du couple Spider-Man ou Jenny qui se cherche un chum, tout ça goûtait le réchauffé. Serait-ce l'effet de nouveauté qui se dissipe? Je préfère l'aspect plus réaliste de Like-moi! à celui où les personnages nagent dans l'incompréhension pendant deux minutes.

Bernard et Anne-Sophie (Benoît Gouin et Céline Bonnier)... (Photo fournie par TVA) - image 5.0

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Bernard et Anne-Sophie (Benoît Gouin et Céline Bonnier) dans L'heure bleue

Photo fournie par TVA

L'heure bleue

Mercredi, 21 h, TVA. Température: 16.

Il faudra quelques touches de légèreté pour rendre ce téléroman d'Anne Boyer et de Michel d'Astous plus confortable et agréable. Pour l'instant, c'est extrêmement triste. Lors du programme double de mercredi soir, plusieurs scènes ont montré la mère Anne-Sophie (Céline Bonnier, excellente) qui contemplait le vide de son balcon ou qui regardait l'eau de son bain couler. Les flash-back sur l'accident du petit garçon, et sa mort, n'étaient pas évidents à regarder non plus. Vivement un peu d'espoir dans tout ça.

Karl & Max

Lundi, 21 h, TVA. Température: 15.

Mise en ligne sur le Club illico en décembre 2015, la comédie dramatique Karl & Max n'a pas suscité la même frénésie que Blue Moon. Pour être honnête, j'ai visionné les quatre premiers épisodes (sur dix) et je n'ai jamais ressenti la compulsion de me rendre jusqu'au bout. Difficile de s'accrocher à cette histoire improbable de banlieusards (Charles Lafortune et Guy Jodoin) qui découvrent 2 630 000 $ dans un sac de hockey, en plein bois. La première diffusion, lundi soir, n'a pas fait courir les foules. M'est avis que ça ne s'améliorera pas au fil des semaines.




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