Wall Street finit en hausse, le S&P 500 bat un nouveau record

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Les indices repartaient en hausse jeudi, malgré des indicateurs contrastés, les investisseurs choisissant de voir le verre à moitié plein après l'annonce d'un recul plus prononcé qu'attendu des inscriptions au chômage aux États-Unis, un bon signe pour la reprise de l'activité économique du pays.

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Agence France-Presse
New York

Alors que la Bourse de Toronto clôturait dans le rouge, Wall Street a fini en hausse jeudi, faisant fi d'une révision en baisse, anticipée, du produit intérieur brut (PIB) américain au premier trimestre et propulsant le S&P 500 vers un sommet historique.

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Les marchés à la clôture :

  • TSX 14 588,95 / -22,01 (-0,15%)
  • Dow Jones 16 698,74 / 65,56 (0,39%)
  • S&P 500 1 920,03 / 10,25 (0,54%)
  • NASDAQ 4 247,95 / 22,88 (0,54%)

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Dès l'ouverture, les indices se sont orientés en hausse, reflétant le choix des investisseurs de prendre du bon côté l'annonce d'un recul plus important que prévu de l'activité économique au premier trimestre aux États-Unis.

Le PIB américain a alors montré une contraction plus forte qu'anticipé, de 1% (contre 0,5% attendu), selon une deuxième estimation du département du Commerce, qui avait initialement annoncé une petite hausse de 0,1%.

«Le marché regarde toujours vers l'avenir et tous les signes montrent que l'économie est repartie après ce trimestre difficile, la confiance a l'air de revenir, c'est surtout ça qui inspire le marché (qui) parie sur un rattrapage» au prochain trimestre, a commenté Gregori Volokhine, de Meeschaert Financial Services.

En effet, pour les investisseurs, le PIB, «c'est un indicateur qui regarde vers le passé (...) et l'on s'attend à une croissance autour de 3%» pour le trimestre en cours, a renchéri Steven Rosen, courtier de la Société Générale à New York.

L'annonce d'un recul plus prononcé qu'attendu des inscriptions hebdomadaires au chômage aux États-Unis, un bon signe pour la reprise de l'activité économique du pays, a aussi aidé les investisseurs à voir le verre à moitié plein.

Le taux de chômage aux États-Unis est actuellement au plus bas depuis près de six ans à 6,3% en avril.

Sur le marché de l'immobilier, très surveillé aux États-Unis, les promesses de ventes de logements ont signé un deuxième mois consécutif de hausse en avril, mais leur progression de 0,4% s'est avérée légèrement inférieure aux attentes.

Sur le front des entreprises, l'annonce de nouvelles opérations de fusions-acquisitions a également donné un petit coup de pouce aux indices.

Le groupe informatique Apple (+1,82% à 635,38 dollars) va acheter le fabricant californien des casques stéréo branchés du rappeur Dr Dre, Beats Electronics, pour 3 milliards de dollars et le groupe agroalimentaire Tyson Foods (+6,13% à 43,25 dollars) a fait une contre-offre jeudi pour acquérir les saucisses Hillshire Brands pour 6,8 milliards de dollars, deux jours seulement après une proposition de son compatriote, le producteur de volailles Pilgrim's Pride (-1,14% à 25,09 dollars).

Ford monte malgré des rappels 

Le constructeur automobile Ford, qui a rappelé près de 1,4 million de véhicules en Amérique du Nord, affectés en majorité par des problèmes de direction assistée, a gagné toutefois 1,41% à 16,54 dollars.

La marque de vêtements pour jeune public Abercrombie & Fitch s'est apprécié de 5,75% à 37,14 dollars, le marché saluant une perte moins prononcée que prévu au premier trimestre et des prévisions annuelles jugées encourageantes.

Le titre ADR de la banque française BNP Paribas, à qui la justice américaine réclame, selon le Wall Street Journal, plus de 10 milliards de dollars pour violations d'embargo contre l'Iran, le Soudan et Cuba, a reculé de 3,93% à 34,67 dollars. Une action ADR permet aux entreprises étrangères une cotation indirecte sur le marché boursier américain via des certificats de dépôts.

Les banques américaines n'ont été que peu affectées par cette information: si Citigroup et Goldman Sachs ont cédé respectivement 0,08% à 47,28 dollars et 0,28% à 160,74 dollars, Bank of America, JP Morgan Chase et Morgan Stanley ont gagné dans l'ordre 0,07% à 15,15 dollars, 0,49% à 55,72 dollars et 0,65% à 31,13 dollars.

Le marché obligataire, jugé plus sûr que les actions, a reculé. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a progressé à 2,447%, après avoir touché en séance son plus bas niveau depuis juin 2013, contre 2,438% mercredi soir, et celui à 30 ans, à 3,304% contre 3,288% à la précédente clôture.




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