La cause du déraillement de train entre Terrebonne et Laval inconnue

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Le train de Québec-Gatineau Railway, qui effectuait la liaison entre Boisbriand et Trois-Rivières, « ne contenait aucune matière dangereuse », a affirmé l'entreprise dans un communiqué.

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Pour une raison encore inconnue, un train de marchandises de 99 wagons, dont deux qui transportaient du propane, s'est détaché en traversant le pont ferroviaire entre Laval et Terrebonne. Les deux conducteurs ont été secourus par les autorités locales. C'est du côté de Laval que le branle-bas a été déployé par les autorités. Policiers et pompiers ont érigé un poste de commandement à l'endroit où le boulevard des Mille-Îles rejoint le chemin de fer.

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De nombreux véhicules d'urgence sont présents sur place.

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L'équipe d'urgence examine l'un des essieux d'un des... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE) - image 1.1

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L'équipe d'urgence examine l'un des essieux d'un des wagons impliqués.

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Le train appartient à l'entreprise Québec-Gatineau Railway, selon Éric Harnois, chef de division au Service de sécurité incendie de Terrebonne.

Selon un communiqué publié vendredi par l'entreprise, le train, qui effectuait la liaison entre Boisbriand et Trois-Rivières, « ne contenait aucune matière dangereuse ».

Le déraillement survenu jeudi soir à 21 h 12 n'a fait aucun blessé, mais a sévèrement endommagé le pont qui enjambe la rivière des Mille Îles. Sa réparation pourrait prendre « plusieurs jours », selon la compagnie de chemin de fer.

Les wagons qui ont déraillé de la voie vers la rivière étaient bien visibles vendredi matin. « Il y a quatre wagons sous l'eau », a indiqué, jeudi soir, le chef de division aux opérations du Service de sécurité incendie de Laval, Sylvain Gariépy.

La compagnie de chemin fer a indiqué que les wagons déraillés devraient être retirés dans les « 36 prochaines heures ». Entre-temps, « la voie ferrée demeurera fermée à la circulation ferroviaire pour un minimum de 48 heures ».

« Les wagons sont intacts, il n'y a pas eu de déversement dans la rivière. »

- Sylvain Gariépy, du Service de sécurité incendie de Laval

Selon Urgence-Environnement, les quatre wagons submergés auraient contenu de la poudre de béton, mais étaient vides au moment des événements. « Nous avons en main l'inventaire des matières que transportait le train », a ajouté M. Gariépy. Deux réservoirs de propane, entre autres, étaient immobilisés sur le pont. « Il n'y a aucune fuite », a-t-il assuré.

Une partie du convoi, environ 10 wagons, se trouvait du côté de Terrebonne et les 85 autres étaient toujours du côté de Laval. « Nous en sommes à l'étape de stabiliser le train, de voir aussi avec les ingénieurs comment on va dégager la voie, remettre le train en situation et surtout évaluer le pont parce qu'il a été touché dans le carambolage », a résumé M. Gariépy.

Urgence-Environnement dépêchera vendredi un intervenant pour évaluer la situation. « Son rôle sera de s'assurer que toutes les mesures ont été mises en place pour assurer la sécurité de la population. Il devra aussi évaluer qu'il n'y ait pas d'impact sur l'environnement. » a affirmé à La Presse Sophie Gauthier, responsable des relations médias au ministère de l'Environnement du Québec.  Mme Gauthier a aussi indiqué qu'il « n'y a aucune crainte pour l'eau potable » dans l'agglomération de Laval et dans la municipalité de Repentigny.

« COMME UN BRUIT DE MÉTAL FROISSÉ »

Les habitants du secteur Saint-François à Laval ont l'habitude d'entendre les trains traverser le quartier résidentiel. Mais le bruit entendu jeudi soir était inhabituel. « Il y a eu un bruit assourdissant, a expliqué Francis Moreau, qui habite à un jet de pierre de la voie ferrée. C'était comme un bruit de métal froissé. J'étais assis à la table de la cuisine et ma chaise a tremblé. »

« C'était tellement pas comme d'habitude que tout le monde est sorti dans la rue. Disons que juste avec le bruit, tu savais que quelque chose n'allait pas », a-t-il ajouté, assurant avoir craint le pire. « C'est certain que j'ai eu une poussée d'adrénaline », a confié M. Moreau, heureux de constater que personne n'avait été blessé.

Un peu avant minuit, les autorités étaient toujours à l'oeuvre et promettaient de passer la nuit à intervenir sur les lieux de l'accident. « C'est majeur », a précisé M. Gariépy. D'autres évaluations environnementales devront aussi être réalisées dans la rivière pour s'assurer qu'il n'y ait eu aucun dommage, même si rien n'indiquait le contraire en soirée.

Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques a, de son côté, assuré que toutes les mesures requises pour la santé et la sécurité de la population, ainsi que pour la protection de l'environnement, étaient prises.

Le boulevard des Mille-Îles est fermé à la circulation de la rue Charbonneau jusqu'à la voie ferrée dans le secteur Saint-François.

Transports Canada a été avisé de la situation, a confirmé M. Gariépy. Le pont aurait été abîmé lors du déraillement. Le chemin de fer appartient au Canadien Pacifique et le train, à une entreprise privée.

- Avec La Presse canadienne




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