Les avocats et notaires du gouvernement poursuivent leur grève générale

Les Avocats et notaires de l'État quebecois (LANEQ)... (photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse)

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Les Avocats et notaires de l'État quebecois (LANEQ) ont manifesté lors de leur premier jour de grève, le 24 octobre dernier.

photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse

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(QUÉBEC) Les avocats et notaires du gouvernement ont voté à 90 % en faveur du maintien de la grève qu'ils ont entrepris il y a neuf semaines. Quelque 850 membres de l'Association des avocats et notaires à l'emploi du gouvernement se sont opposés aux dernières offres patronales à 97 %.

«Il y a des mots qui résument ça. Insulte, écoeurement, les gens ont leur voyage, s'estiment insultés et considèrent que le gouvernement nous traite avec mépris» a résumé le président de LANEQ, Me Jean Denis. La participation aux deux réunions tenues à Québec et à Montréal a été de 83 %. «Le gouvernement pensait qu'on rentrerait à genoux, les membres disent non. En plus le gouvernement aura l'odieux de nous laisser dehors durant le temps des Fêtes. Qu'est-ce que la population va penser de ça ?» a lancé le leader syndical.

Les avocats contesteraient en cour une loi spéciale si le gouvernement voulait forcer le retour au travail, prévient-il.

L'exécutif a reçu une ovation de la part des grévistes réunis. La demande originale d'un mécanisme d'arbitrage ayant été repoussée par Québec, les avocats demandent maintenant un comité de rémunération comme les procureurs de la Couronne - ajuster les salaires des deux groupes signifierait une augmentation de salaire de 10 % sur quatre ans pour les avocats.

L'exécutif syndical proposait aussi aux gréviste de lui donner les coudées franches pour mettre fin à la grève générale illimitée «au moment jugé opportun». Cette demande a été repoussée de justesse, à 50 % contre 47 %.

Pour Me Jean, la prochaine session parlementaire risque d'être «ultra minceur» du point de vue des projets de loi déposé. «On va mettre du gros sable dans l'engrenage pour la prochaine session. Le gouvernement ne peut se passer sans problème de ses avocats. Une cadre à la Justice est tombée au combat, en burn out récemment rappelle-t-il.

Les syndiqués ont déjà à payer une cotisation spéciale pendant 42 mois pour financer le fonds de grève destiné à financer les neuf semaines de débrayage. Les jours de piquetage, rétribués, ont été réduis de quatre à trois par semaine.




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