Des accusations déposées contre deux ex-dirigeants de SNC-Lavalin

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Sami Bebawi, l'ancien vice-président de SNC-Lavalin.

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La GRC a déposé, vendredi, des accusations contre deux anciens hauts dirigeants de la firme d'ingénierie montréalaise SNC-Lavalin.

Dans les deux cas, il est question d'accusations de fraudes de plus de 5000 $ et de contraventions à la Loi sur la corruption d'agents publics étrangers.

L'ancien vice-président directeur Sami Abdellah Bébawi fait aussi face à deux chefs d'accusation de blanchiment de produits de la criminalité et de quatre chefs de possession de biens criminellement obtenus.

L'ancien vice-président contrôleur Stéphane Roy fait face de son côté à une accusation additionnelle de contravention au Règlement sur l'application des Résolutions des Nations unies sur la Libye - «en particulier la Loi sur les mesures économiques spéciales», a mentionné la caporale et porte-parole Lucy Shorey.

Mme Shorey a indiqué que la GRC ignore où se trouve Sami Abdellah Bébawi. Un mandat d'arrestation a été émis à son encontre.

M. Roy s'est vu signifier une citation à comparaître à Montréal, le 5 mars prochain.

La porte-parole a précisé par courriel que les infractions auraient été commises entre 2001 et 2013, dans le cas de M. Bébawi, et entre 2008 et 2012, dans le cas de M. Roy.

Les accusations ont été déposées vendredi, à Montréal, par la division nationale de la GRC, qui enquête sur les cas de corruption internationale.

Deux autres ex-employés du géant montréalais de l'ingénierie, Ramesh Shah, 62 ans, et Mohammad Ismail, 50 ans, avaient également été accusés en février 2012 en vertu de la Loi sur la corruption d'agents publics étrangers.

Ces deux suspects avaient été arrêtés après que la GRC eut effectué une perquisition dans les locaux de SNC-Lavalin à Oakville, en Ontario, en septembre 2011, à la demande de la Banque mondiale.

Le 17 avril 2013, SNC-Lavalin ainsi qu'une centaine de ses filiales avaient été radiées par la Banque mondiale de tous les appels d'offres liés à des projets financés par l'institution pour les 10 prochaines années.

Cette décision découlait de l'enquête sur des allégations de malversations visant la firme d'ingénierie pour l'octroi d'un contrat de 50 millions $ au Bangladesh.

L'entreprise établie à Montréal avait également reconnu, en novembre 2012, avoir fait des paiements pendant plus d'une décennie à des «agents commerciaux» pour des projets en Libye.




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