La sentence de Mathieu Desjardins reste à 12 mois de prison

Mathieu Desjardins a été arrêté par des patrouilleurs... (Photo François Roy, archives La Presse)

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Mathieu Desjardins a été arrêté par des patrouilleurs du SPVM alors qu'il sortait d'une bijouterie du centre-ville de Montréal, le 6 juin 2012.

Photo François Roy, archives La Presse

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Daniel Renaud
La Presse

La Poursuite ne pourra pas en appeler de la peine de 12 mois de prison pour possession d'arme imposée à Mathieu Desjardins, le fils de Raynald Desjardins, en avril 2016. Dans une décision de huit pages rendue aujourd'hui, la Cour d'Appel conclut que le juge de première instance n'a pas erré en condamnant Mathieu Desjardins à une telle peine.

La Poursuite, assurée dans cette affaire par Me Jean-François Roy, a notamment fait valoir devant le plus haut tribunal de la province que feu le juge Jean Pierre Boyer de la Cour du Québec aurait dû considérer comme un facteur aggravant un bris de condition commis antérieurement par Desjardins.

«Le fait que le premier juge n'ait pas reconnu le bris de condition comme un facteur aggravant ne peut être considéré au vue des circonstances de l'affaire, comme une erreur de principe ayant une incidence sur la détermination de la peine», écrivent les juges Jacques J. Lévesque, Jean-François Émond et André Prévost.

«La décision reconnaît que le jeune homme est réhabilité et ne suivra pas le même chemin que la police croyait. Mathieu Desjardins est dans le milieu du crossfit et est un citoyen honnête. Le juge Boyer, ses agents de libération, beaucoup de gens lui ont fait confiance et il leur démontre qu'ils ont eu raison», affirme Me Marc Labelle qui a défendu la cause de Mathieu Desjardins devant la Cour d'Appel.

Pour se protéger

À l'origine, la Poursuite demandait une sentence de deux ans et demi à trois ans de pénitencier alors que le premier avocat de Mathieu Desjardins, Me Jean Cordeau suggérait un an de prison. Dans sa décision, le juge de première instance avait tenu compte de l'absence d'antécédent criminel de l'accusé, de son plaidoyer de culpabilité enregistré en mai 2015 et un rapport présentenciel favorable.

Mathieu Desjardins a été arrêté par des patrouilleurs du SPVM alors qu'il sortait d'une bijouterie du centre-ville de Montréal, le 6 juin 2012. Les policiers avaient été appelés par un employé qui avait aperçu la crosse d'une arme de poing dans le sac à dos de Desjardins lorsque ce dernier examinait des bijoux. En fouillant son sac, les patrouilleurs y ont trouvé un pistolet 9 mm chargé de huit balles et dont le numéro de série avait été oblitéré.

Lors des plaidoiries sur la peine, Mathieu Desjardins avait expliqué qu'il s'était procuré cette arme quelques jours après la tentative de meurtre commise contre son père, à Laval, le 16 septembre 2011, parce qu'il craignait pour sa vie.

Rappelons que son père, Raynald Desjardins, purge actuellement une peine d'emprisonnement de six ans et demi pour avoir comploté le meurtre de l'aspirant-parrain Salvatore Montagna commis à Charlemagne en novembre 2011. Sa sentence est de 14 ans auxquels on a soustrait la période de détention préventive.

 

Pour joindre Daniel Renaud, composez le (514) 285-7000, poste 4918, écrivez à drenaud@lapresse.ca ou écrivez à l'adresse postale de La Presse.




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