Maltraitance: un couple poursuit une garderie pour 3,5 millions

Les personnes visées par la poursuite sont Gorette... (Alain Roberge, archives La Presse)

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Les personnes visées par la poursuite sont Gorette Masembua, 38 ans, et Dimandja Kakesse, 39 ans. Sur cette photo, on voit Gorette Masembua photographiée en juillet 2014.

Alain Roberge, archives La Presse

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Un couple poursuit à hauteur de trois millions et demi de dollars la Garderie Les Petits Anges de LaSalle, ainsi que deux employés qui y travaillaient, Gorette Masembua, 38 ans, et Dimandja Kakesse, 39 ans. Le couple réclame des dommages pour les blessures subies par leur fille de 18 mois, en 2014, et qui l'ont rendue handicapée.

Selon la poursuite, le 3 mars 2014, vers 12 h 45, la mère a reçu un appel de Mme Masuemba, l'informant que sa fille de 18 mois était très malade, qu'elle vomissait par la bouche et les narines et qu'elle avait de la difficulté à respirer. Dans le document déposé au palais de justice de Montréal, la mère allègue avoir demandé à Mme Masuemba d'appeler les ambulanciers, ce qu'elle aurait refusé de faire. La mère a composé elle-même le numéro et est arrivée à la garderie après les ambulanciers.

Toujours selon la poursuite, les ambulanciers tentaient de ranimer la petite, qui était dans un état critique. Transportée à l'hôpital, les tests auraient démontré qu'elle avait un traumatisme craniocérébral sévère avec hémorragie aux rétines et au cerveau. Devant la sévérité des lésions, qu'ils attribuaient au syndrome du bébé secoué, les médecins croyaient que l'enfant ne survivrait probablement pas.

Séquelles

La fillette a survécu, mais a nécessité des traitements, et est toujours suivie en réadaptation. Elle est maintenant pratiquement aveugle, et souffre de retards importants dans ses habiletés cognitives et sa motricité fine, signale-t-on dans le document.  

Le père travaillait et résidait au Cameroun au moment des faits. Dès qu'il a su ce qui est arrivé à son enfant, il est venu à Montréal. Il vit ici maintenant, avec la mère de la petite, cette dernière, et leur autre enfant. On allègue que la fillette, qui a quatre ans maintenant, restera avec des séquelles permanentes. 

Dans la poursuite pilotée par Me Jonathan Gottlieb, on raconte que le père, qui était enseignant à l'université et travaillait en informatique et mathématiques, a cessé de travailler pour s'occuper de sa fille. On ajoute que l'épouse a dû s'absenter souvent de son travail en raison de ce qui est arrivé à sa fille, et qu'elle se retrouve présentement sans emploi.

Dans la foulée de cette affaire, en 2014, Mme Masembua et M. Kakesse ont été accusés en Cour du Québec en lien avec cette affaire. Elle de voie de fait grave, et lui d'entrave et complicité après le fait d'une voie de fait grave. Ils ont plaidé non coupables et doivent subir leur enquête préliminaire en mai.

La garderie en question semble fermée maintenant.




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