La défense fait un lien entre les procès de Maxime Roussy et Jian Ghomeshi

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Maxime Roussy

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Maxime Roussy n'a pas témoigné à son procès pour crimes sexuels, et aucune inférence ne peut en être tirée, a fait valoir la défense, jeudi, en faisant un lien avec le procès de l'ex-animateur vedette, Jian Ghomeshi.

Dans les deux cas, les reproches avaient trait à des agressions semblables, il n'y avait pas de preuve d'ADN, les procès ont été médiatisés et les accusés n'ont pas témoigné. C'est la crédibilité des plaignantes qui étaient au coeur du procès. On le sait, Ghomeshi a été acquitté. Dans le procès de M. Roussy, son avocate, Valentina Corsetti, allègue que la plaignante n'est pas crédible. L'auteur aurait été piégé par une adolescente à l'imagination débordante, malade et obsédée. 

L'homme de 40 ans subit son procès sous des accusations de crimes sexuels à l'endroit d'une jeune fille qui avait 12 ans au début, en 2006. La jeune fille a témoigné à l'effet que, jusqu'à 16 ou 17 ans, elle a entretenu une liaison sur le web et en personne avec Roussy, et que celui-ci l'aurait initié au sadomasochisme, lors de torrides rencontres dans des motels et hôtels.

«Les dix rencontres n'ont jamais eu lieu. Elle a exagéré la relation», a martelé Me Corsetti, jeudi, en invoquant des contradictions et des absences de souvenirs dans le témoignage de la jeune fille. L'avocate suggère aussi qu'elle a inventé et créé les échanges web entre elle et Roussy, qui ont été déposés en preuve.

Crédible, selon la couronne  

«Il faudrait qu'elle soit une pirate professionnelle, a réagi la procureure de la Couronne, Caroline Dulong. C'est impossible qu'une fille de 12 ans puisse maintenir pendant cinq ans une falsification totale d'échanges.» Selon la procureure, la preuve matérielle est importante, abondante et crédible. Cette preuve est à l'effet que la jeune fille, passionnée par la littérature, est devenue amoureuse de l'auteur d'une livre pour enfants. Et lui en a abusé.

«Il se développe un lien de confiance au gré des échanges sur le web. Il lui dit qu'elle est belle, intelligente, différente des autres. Ils échangent d'abord sur le blogue de Roussy, qui est public. Il l'invite à converser sur MSN, de façon privée. Les échanges deviennent de plus en plus sexuels, et impliquent le sadomasochisme», a fait valoir Me Dulong, en signalant qu'il y aurait eu dix ou onze rencontres avec relations sexuelles complètes. 

Les plaidoiries devant la juge Dominique B. Joly se poursuivent. Rappelons que M. Roussy est notamment l'auteur du Blogue de Namasté, et de Pakkal, des oeuvres qui ont connu une grande popularité chez les jeunes.

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