Bain possédait légalement toutes ses armes

Dix armes à feu et beaucoup de munitions... (PHOTO FOURNIE PAR LA SÛRETÉ DU QUÉBEC)

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Dix armes à feu et beaucoup de munitions ont été retrouvées au chalet de Richard Bain à La Conception.

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Richard Henry Bain possédait 22 armes à feu, toutes enregistrées légalement, en 2012. Celle qui aurait causé la mort de Denis Blanchette, le 4 septembre de la même année, à la porte du Métropolis, faisait partie du lot.

C'est ce qui se dégage du témoignage livré ce matin au procès de M. Bain, par Marc-André Dubé. Ce policier du SPVM prêté à la GRC fait partie de l'équipe du contrôle des armes à feu. Il était là pour témoigner à propos des permis de M. Bain.

Des 22 armes à feu en question, il y avait 18 armes autorisées, trois armes de poing à autorisation restreinte, et une qui était prohibée. M. Bain avait droit aux trois catégories, même à celle d'arme prohibée, puisqu'il était enregistré comme faisant partie d'un club de tir à la cible. Son permis de transport, qui était valide pour se rendre de chez lui au club de tir de Labelle, était toutefois expiré depuis décembre 2011.

Parmi les 22 armes, il y en avait dix du même modèle, soit des carabines CZ858 tactical-2. C'est l'une d'elles qui aurait tiré le coup de feu mortel, selon la preuve présentée. Cette arme avait cependant été modifiée illégalement, afin de contenir 30 balles, au lieu de cinq.

La semaine dernière, un policier qui a mené la perquisition chez M. Bain, à La Conception, le 5 septembre 2012, a vu une perceuse sur la table de cuisine. Un rivet était encore coincé dans la tige de l'outil. Or, c'est en enlevant un rivet de cette arme à feu semi-automatique qu'on peut augmenter la capacité du magasin de balles.

Selon la preuve, l'arme en question s'est enrayée après avoir tiré un coup. On sait que la balle qui a tué M. Blanchette a aussi blessé son collègue Dave Courage. Quand M. Bain a été arrêté près du Métropolis, il était en possession de l'arme qui contenait 27 balles. Il avait aussi une arme de poing, CZ75.

Le procès se poursuit. L'homme de 65 ans est jugé sous des accusations de meurtre, plusieurs tentatives de meurtre, et incendie criminel. Les faits sont survenus à l'entrée des artistes du Métropolis, alors que le Parti québécois y célébrait sa victoire électorale.

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